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Charles Fiterman

Cette semaine, du 2 au 5 février, c’est la voix de Charles Fiterman qui est A voix nue http://www.franceculture.fr/emission-a-voix-nue-charles-fiterman-15-2015-02-02

J’ai pris l’émission en route hier soir donc sans savoir qui était l’invité. Et voilà une façon de parler qui me semble familière, qui est-ce, je cherche à reconnaître une voix, les propos m’orientent vite vers une personnalité politique, de gauche. Mais qui est-ce ? Enfant caché, St Etienne, parents juifs, né en 1933 … Le journaliste qui l’interroge finit par dire Charles Fiterman mais rien qui me permette de l’identifier sinon par son nom.

Ce que je sais de lui, comme les gens de ma génération, je me souviens qu’il a été l’un des quatre ministres de François Mitterrand, en 81, avec Jacques Ralite, Anicet le Pors et … et il me manque le quatrième, comme toujours lorsqu’on énumère l’appel est incomplet. Je sais qu’il a été Ministre des Transports. [http://www.humanite.fr/il-etait-une-fois-quatre-ministres-communistes-dans-le-gouvernement-mauroy]

Plus je l’écoute plus sa voix me paraît familière, pourtant je ne crois pas l’avoir jamais entendu, j’ai lu des articles de lui ou sur lui, sans plus. Et voilà, deuxième émission, brusquement, il dit quelque chose qui fait tilt, c’est l’accent de St Etienne, l’accent de mon ami Gil B !

http://www.franceculture.fr/emission-a-voix-nue-charles-fiterman-15-2015-02-02

Je suis ravie de les réunir en une même voix, et d’autant plus que Gil a aussi un beau passé militant, et où donc, à la SNCF. Il va falloir que je l’appelle, il a certainement connu Fiterman, le Ministre !

Voilà, cette rencontre me replonge, à mon tour, dans nos « belles utopies », nuancées, bafouées, mais quand même …

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est-ce que ça te plaît ?

Je crois bien que c’était la première fois qu’on me demandait « ça te plaît ? » Je lisais Les souffrances du jeune Werther et non, ça ne me captivait pas mais il y avait « un must » comme on ne disait pas alors. Je devais avoir autour de quinze ans, une sorte de respect obligé envers les classiques et là … Je le trouvais un peu longuet, j’ai retenu l’cette histoire de vêtement qui représente la rencontre avec Charlotte …

http://www.franceinter.fr/emission-ca-peut-pas-faire-de-mal-saison-2011-2012-les-souffrances-du-jeune-werther-de-goethe

Werther est loin, reste la question, le jugement résumé à oui ou non, il y a un jeu de pile ou face et il arrive qu’on regrette d’avoir fait ce choix, influencé par le ton, la personne qui attend, et qui va par la même vous juger,  ah tu es de ceux qui  … la belle affaire ! En général j’esquive, je brode tel argument mais …etc. Et pourtant de moi à moi, j’ai bien de ces sympathies ou l’inverse, irritée par certains mots ou intonations, qui à la longue s’agglomèrent et semblent devenir des tics de langage. Et si c’était moi qui captais, orientée, certains de ces mots, et que je fabriquais des audio-tics ? Bon, pas pour aujourd’hui …

Sur les pages FB il y a des moments délectables, une réplique, le plus souvent dans les comm, où on est plus spontanés que sur un statut, qui a rang de déclaration,  personnelle ou citation. Non, les comm, il en est de jubilatoires, et des fois ils s’enchaînent, ping-pong de jeux de mots, plaisir. Plaisir de la surprise, et à la fois reconnaissance, ah oui, il/elle ne l’a pas raté, je le/la reconnais bien. On est dans la surprise et le familier, un peu étonné un peu un terrain connu.

Et c’est fichu pour mon histoire de surprise. Je m’étais faite à l’idée que j’aime bien ce qui est surprise, et j’ai des souvenirs précis d’une phrase qui m’a plu plu plu parce qu’elle était inattendue. Est-ce que c’était le contexte ? Le choc plaisant, jubilatoire, une reconnaissance envers celui/celle qui lance cette phrase comme un appât et je mords,  sans remords. Et j’aime, j’aime le mot, la voix, le climat. C’est vrai pour du vécu, en direct, et pour une émission radio, un film, on adhère, on reçoit quelque chose de bénéfique, la joie …

Retrouver, retrouvailles, hier soir en lisant une sorte de préface au Livre des Délices, un roman du 13e siècle, écrit en hébreu à Barcelone déjà saisie par la Reconquista, rois catholiques. Un roman inspiré de ou calqué sur Kalila et Dimna … et l’introduction nous entraîne, voilà des nom connus, presque familiers … un livre à laisser sur la table, pas sur ou dans une pile, accessible. Et j’ai aussi sorti le beau gros livre cosigné, codirigé par Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora, l’histoire des relations entre juifs et  musulmans, à consulter, à feuilleter, s’arrêter où ça se présentera, entendre comme si on vous contait des histoires, retomber en enfance, en pays d’origine …

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 Se laisser surprendre, attendre, jouer, être le jouet … c’est vivre sans penser à un  long fleuve tranquille. Et, goût amer, celle qui me demandait « ça te plaît » ? s’en est allée, vie brisée malgré les apparences, à quarante ans, il y a soixante ans. Repose en paix, toi qui aurais eu cent ans cette année.

une journée tout ordinaire

qui estcePas comme celles de l’ami Meridien https://www.facebook.com/notes/meridien-ahmed/journ%C3%A9e-particuli%C3%A8re-25eme-partie/10152838974382244

Non, une journée de retraitée tranquille, qui a la chance de ne pas s’ennuyer, de rencontrer des amis, des réels et des FB …

Commencer au lever ou au petit moment de lecture la nuit ? on se lève, appel du café, gestes machinaux, écouter la radio, il y en a une dans chaque pièce, selon les jours c’est la fin des Matins de France Culture ou l’émission qui vient après, La fabrique de l’Histoire, à dix h je change de radio, France Musique, allumage de l’ordi, petits va-et viens ordi cuisine – sortir ce matin ? parfois, oui, et alors il faut un peu se remuer, pas traîner. Si je m’assois à l’ordi c’est fichu je ne bougerai pas avant midi, une heure même et un peu plus.

Il y a les jours de soins au balcon, arroser, baigner (azalées), et des fois balayer, c’est fou ce que ça se remplit de feuilles, de débris, un balcon ! déplacer quelques escargots un peu trop gourmands, je les envoie au jardin mais ils reviennent, ces chers. Pour les limaces, pas de pitié. Et il y a Madame la Fougère, exigeante, elle vit à l’intérieur, pas loin d’une fenêtre, elle trône. Pour elle pas seulement un bain tous les deux-trois jours mais aussi la douche, tout doucement, longuement, qu’elle s’imagine être sous la pluie, elle reverdit.

En permanence, la radio ou Spotify qui me laisse choisir ma musique, mais beaucoup la radio, compagnie, source d’informations, éveil à toutes les curiosités, les vies ordinaires ou pas. Ce matin, samedi, Concordance des temps, en semaine La Fabrique de l’Histoire et tant d’autres. J’aime les émissions de Laure Adler le soir, Hors Champs. Je regrette fort que celle d’Alain Veinstein,  Du jour au lendemain,  ait été supprimée et qu’on ne puisse même pas l’avoir en réécoute. La radio, ce sont des voix très chères qui la composent, elles tissent votre vie en toile de fond.

Lire ? surtout le soir, la nuit même, sur le coup de 3-4 heures du matin il m’arrive souvent d’être tout à fait réveillée et c’est alors une à deux heures de lecture, tranquille, pas de bruit, ce sont les meilleures lectures, celles que je ne fais pas dans la journée, qui me paraissent difficiles. Et il y a aussi tous les textes des amis FB, les poètes,  ceux qui chroniquent, qui écrivent, ,décrivent.

La famille, elle est réduite, quelques coups de fil ou de rares visites mais on sait qu’on est là et il y a tous les souvenirs tous ceux qu’on a aimés.

De quoi est faite une journée encore ? de mille petits riens, un colis, la vaisselle, le marché le dimanche et parfois jeudi, un truc à essayer style bricolage, et c’est pas mal aussi quand ça marche !

Je pense à ce livre « une vie d’algérien, est-ce que ça fait un livre que les gens vont lire ? » … un livre années 70 …

Éditions du Seuil, 1973 – 184 pages

le 8 mai 1943, notre Libération

 

La Tunisie a été occupée par les allemands et les italiens, dès le débarquement des alliés au Maroc et en Algérie. Et tout de suite ont commencé les bombardements de Tunis. Nous nous sommes réfugiés à la ferme, à Beaulieu, qui était à seize km de Tunis, et nous y sommes restés jusqu’à la Libération, bientôt rejoints par de nombreux amis, cousins fuyant les sirènes, les alertes et les bombes. Nous avons été jusqu’à soixante personnes, habitant toutes les dépendances.

Les trois dernières semaines, la ferme a été occupée par un petit groupe d’allemands, déjà en retraite, un capitaine et quelques soldats. Le capitaine faisait du cheval. Ils ont tout fouillé et sorti une belle photo du grand père, Angelo Nataf, portant chechia et très noble. Des années après je me dis qu’ils ont dû nous prendre pour des arabes. Nous n’avons pas été embêtés comme juifs.

Les tout derniers jours ils ont amené des prisonniers et leur ont fait creuser des tranchées dans le jardin, mais elles n’ont pas servi. La débâcle a été spectaculaire, sous des centaines d’avions en formation, qui se dirigeaient sur Tunis. Nous avons été épargnés, mais quelle frayeur les bombardements, les fusées éclairantes …

L’évènement libération se rapproche et nous passons deux nuits hors de la ferme, réfugiés dans des grottes voisines que nous aménageons. Seul mon père reste à la maison, fataliste et courageux, disant qu’avec sa jambe raide il ne pourrait pas descendre dans la grotte. Tour l’hiver il avait continué à livrer le lait à Tunis, confiant son salut à Santa Barbara la benedetta.

Et le deuxième matin la surprise, zio Lou, le plus jeune de mes oncles, sort de la grotte et voit quelques tanks,  des gars qui lui parlent anglais ! quelle joie ! on ne peut pas l’imaginer si on ne l’a pas vécue.

 

Les jours d’après, les semaines, nous avons connu des tas de militaires. Ils venaient à la ferme, ma mère parlait l’anglais et tout le monde était si heureux de la libération. Mon père s’était promis de donner toute sa collection de miniatures, des bouteilles d’apéros, de digestifs, qui dataient du temps où il était représentant pour Alfredo Ferretti, il y avait des marques d’apéros italiennes, Campari, Ferro China Bisleri, il y avait Byrrh et tant d’autres. Eux, ils distribuaient, chewing-gum, rations, le jazz a fait un bond, tout le monde chantait Bing Crosby et Frank Sinatra.

Les américains sont vite devenus des habitués. Ils donnaient des surnoms  à leurs GI’s, d’après leur origine, celle de leurs parents. – il y avait un gars qu’on appelait Greek, qui avait dit de nous « it’s a musical home » … Frank le hongrois, un grand, beau. chahuteur, qui disait « I’ll shine in Budapest », Smithy l’irlandais petit et vif, « Mac » d’origine indienne (les indiens d’Amérique) tué peu de temps après en avion … je me souviens de son beau regard brun …

Les anglais : avant tout, Bob (l’écossais de Glasgow, premier amour, correspondance pendant assez longtemps après leur départ) ; c’est le seul nom dont je me souvienne, tous les autres … un pasteur sentencieux, un grand  qui s’endormait dans le fauteuil et respirait bouche ouverte, et le Docteur ah oui, qui apprenait le français et demandait qu’on corrige ses fautes, je me souviens  d’une ordonnance qu’il avait rédigée « secouez en avant de prendre » (un sirop) … le Docteur, gradé, avait une casquette, tous les autres des calots … Nettement moins familiers que les américains !

et les français de la 8e Armée ! l’émotion, pour eux, pour nous !!! il y en avait un, si grand si beau, qui chantait le Temps des Cerises … ma mère au piano, quelle joie mais vraiment l’émotion alors, je m’en souviens toujours, bien que je l’aie racontée n fois … et je crois bien que toutes les fois que je l’entends, c’est ce moment qui revient … très fort … l’image de ce grand gars beau et bronzé, chantant de tout son coeur, cette voix magnifique, et au fond la première voix non teintée de collaborationisme, « collaracisme » … c’est peut-être ça la vérité profonde de cet instant unique … je ne crois pas que nous ayons revu de Français Libres… c’était le Premier Jour, et toute la suite ce sont les américains, quelques anglais aussi. Ils sont resté jusqu’au débarquement en Sicile.

Et nos deux cousins, Max et Jojo, 21 ans, ont été mobilisés. Et ils sont partis, Max a rejoint la 2e DB, l’armée Leclerc, Jojo a débarqué en Provence en août 44. Henri, prisonnier depuis juin 40, avait réussi à s’évader, et il était à Grenoble, nous l’avons revu seulement à la fin de la guerre.

 

l’arroseur arrosé ou le boudeur boudé !

Bonjour ! Par où commencer ? Par le boudeur, c’est moi, en tant que FBophile avertie, chevronnée,  mon petit commerce bien installé avec les habitués, donneuse de conseils, etc

Et donc je râle par-ci, rouspète par-là, contre le formatage, qui devient de plus en plus étroit, corset, baleines,  minerve oui ? sauf que Minerve est un modèle, la muse, l’icône de la sagesse et que porter une minerve, ah que c’est pénible.

Bon ! pas de détours ! je me suis pris les pieds dans le tapis, alors à qui m’en prendre ? Ce coup-ci ce n’était pas la faute à Facebook. J’ai quand même quelqu’un dans le collimateur, quelqu’un d’hyperpuissant, Google en personne mais là je n’oserai pas émettre le moindre grognement. A tout seigneur …

Et voilà que je brode encore ! Les faits ! Hier en cherchant ma page Hlima Tounsiya, je découvre que la barre des menus (sur Chrome) a disparu, bon, je vais la réinstaller ! mais non, ça ne veut pas marcher, essais, répétitions, agacement. Et du même coup (pas bien compris comment) voilà que je trouve porte close sur FB, vos papiers, mot de passe … Et le mot que je donne n’est pas le bon !! faute de frappe ? procédure, prouvez que vous êtes vous, vos papiers ! invalides ! comment voulez-vous établir le contact ? SMS ? mail ? code sur votre portable ? et là ça recommence, le code que je recopie n’est pas le bon ! deux fois, trois, n fois … Au bout d’un moment ça prend un tour kafkaïen, je suis au pied du château et d’en haut on me lance des pierres ! ou alors on m’ouvre une porte énorme qui donne sur un couloir désert, c’est fait pour m’affoler, me confondre. Et voilà en effet que FB gronde, abus de fonctionnalité ou je ne sais plus très bien le terme employé. Et puis un ordre, péremptoire, toutes dents dehors, le molosse crie « ralentissez  » ou sinon votre compte va être bloqué ! »

Mamma mia ! je tente encore une fois ou deux et je quitte Chrome et Hlima pour me réfugier en territoire MozillaFirefox, là au moins … Et voilà que ça recommence, j’aurais dû aller faire la sieste, au lieu de m’embrouiller encore plus et plus. Mais allez savoir pourquoi quand on a commencé ces histoires de mot de passe, on s’acharne et tout va de mal en pis !

Alors moi qui me disais, j’arrête FB, j’en ai assez de ces formatages, des questions répétées « vos informations, à quel âge ceci, depuis quand avez-vous arrêté de fumer … » non mais ! ça vous regarde ? au début, on disait ou on ne disait pas ses états de service et basta ! Donc j’étais très remontée contre FB inquisiteur pinailleur grrr. L’occasion était là de me désintoxiquer, j’y passe des heures tous les jours. J’utilise FB comme un agenda, j’y note plein de choses que je ne veux pas oublier mais voilà ! Je ne sais plus (et ça c’est l’ordi) noter sur un papier, un carnet, je n’ai plus d’agenda sinon un gros pour les rendez-vous de toubib ou  de kiné. Je ne sais plus écrire autrement qu’au clavier …

Et puis j’aime pas qu’on m’interdise, interdite d’accès à FB, de quoi de quoi ? Voilà comment j’en suis venue à renouveler mon compte gmail, mon compte FB …

Comment ça va ? en bien et en mal, en mal, un peu en exil c’est vrai mais en bien aussi parce que j’ai renoué avec les premiers amis appelés au secours, et avec qui nous n’avions pas bavardé depuis longtemps, et là c’est du bon, du plaisant, vive les retrouvailles !

Et si un jour je suis d’humeur cool, zen, détendue, je reprendrai ma quête la conquête de mon ancien compte et j’offrirai une tournée générale !  à la vôtre, les amis !

week-end russe à Paris et banlieue

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ça existe ? bien sûr que oui ! et ça pourrait s’appeler l’hospitalité. Et ce n’est pas seulement l’hospitalité russe comme le veut le cliché, ici les russes, les orthodoxes, sont hôtes, invités d’un lieu, faut-il dire un couvent ? appartenant à des sœurs très catholiques, ouvertes,  accueillantes ! Bravo, vive le partage et la fraternité bienveillante ! Nous sommes à Epinay sous Sénart, une banlieue de banlieue si on peut dire, qui n’a pas de gare en propre mais qui est desservie par la gare de Brunoy, autocars et parcours piétons pour les plus courageux.

Epinay, quelques tours, des pavillons, beaucoup de sport,  une statue de Jacques Anquetil sur son vélo à un carrefour très fréquenté.

Et voilà sa Chapelle …

http://www.egliserusse.eu/Chapelle-Saint-Martin-Sainte-Genevieve-du-Seminaire-Epinay-sous-Senart_a1195.html

Le lieu, la célébration du culte se fait en français, avec quelques chants en russe, déplacements, rituel à la mode russe et je peux vous assurer qu’on s’y trouve très bien … vive cette hospitalité, ce recueillement partagé.

A Épinay une vraie église russe est en construction, tout en bois, arrivée en kit : http://www.youtube.com/watch?v=aF-vjx41eK4

Voir aussi http://www.youtube.com/watch?v=d3-1DdR96WY

et une dernière vidéo, hors de ce week-end du tournant de l’an http://www.seminaria.fr/Concert-du-choeur-du-seminaire-a-l-eglise-Saint-Damien-d-Epinay-sous-Senart_a639.html

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Mais à Paris, à Paris elle est bien connue la grande église russe de la Rue Daru …

Et il y a aussi de bonnes boutiques, la culture c’est aussi la gastronomie, les vitrines de Petrossian (seulement les vitrines mais il n’est pas interdit d’entrer) … les photos de D, regardez

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С Новым Годом

С Рождеством Христовом

http://www.ina.fr/video/PAC9701017909

http://www.franceculture.fr/emission-culturesmonde-0

1943 – la libération de Tunis

quelques souvenirs des moments qui ont suivi la Libération,

soit des deux mois de mai et juin, temps de repos avant le débarquement en Sicile …

[Fuyant les bombardements, nous avons passé les six mois d’occupation allemande à Beaulieu, la ferme, située à 16 km de Tunis, à Béjaoua].

   Lorsque les américains et les anglais nous ont libérés en mai 43, nous avons connu des tas de gars, ils venaient à la ferme, ma mère parlait l’anglais et tout le monde était si heureux de la libération, très vite les habitués, il y avait un gars qu’on appelait Greek – les américains donnaient des surnoms comme ça à leurs GI’s, d’après leur origine, celle de leurs parents. – Greek avait dit de nous « it’s a musical home » … Frank le hongrois, un grand, beau et très gai, qui disait « I’ll shine in Budapest », Smithy l’irlandais petit et vif, « Mac » d’origine indienne (les indiens d’Amérique) tué peu de temps après en avion … je me souviens de son beau regard brun …

Les anglais : avant tout, Bob (l’écossais de Glasgow, premier amour, correspondance pendant assez longtemps après leur départ) ; c’est le seul nom dont je me souvienne, tous les autres … un pasteur sentencieux, un grand (je devrais pouvoir retrouver son surnom, pas trop flatteur … finfrog … ) qui s’endormait dans le fauteuil et respirait bouche ouverte, et le Docteur ah oui, qui apprenait le français et demandait qu’on corrige ses fautes, je me souviens d’une ordonnance qu’il avait rédigée « secouez en avant de prendre » (un sirop) … le Docteur, gradé, avait une casquette, tous les autres des calots …

Mais, j’ai des photos, je vais essayer de les scanner …

    Et les français de la 8e Armée ! L’émotion, pour eux, pour nous !!! il y en avait un, si grand si beau, qui chantait le Temps des Cerises … ma mère au piano, quelle joie mais vraiment l’émotion alors, je m’en souviens toujours, bien que je l’aie racontée n fois … et je crois bien que toutes les fois que je l’entends, c’est ce moment qui revient … très fort … l’image de ce grand gars beau et bronzé, chantant de tout son coeur, cette voix magnifique, et au fond la première voix non teintée de  collaboracisme … c’est peut-être ça la vérité profonde de cet instant unique … je ne crois pas que nous ayons revu de français libres, la 8e armée n’a pas séjourné … c’était le Premier Jour, et toute la suite ce sont les américains, et pourtant oui, quelques anglais aussi, alors je ne sais pas pourquoi les français de la 8e armée on les a vus une seule fois … forcément, ils étaient moins nombreux  ; la majorité était dans la IIe DB.

 Mon père a distribué toutes ses échantillons d’apéros qu’il conservait depuis l’époque Ferretti, lorsqu’il était représentant. Il avait dit « quand les anglais arriveront je donnerai mes petites bouteilles », il en avait une belle collection, toutes rangées dans la petite armoire …

De la joie de Tunis même, la capitale, la ville, je n’ai rien vu rien su sur le moment, puisque nous n’y étions pas et c’est en regardant Histoire parallèle, de Marc Ferro que j’ai pu participer rétrospectivement à l’enthousiasme de la Libération.

http://www.herodote.net/Un_historien_a_l_ecoute_de_son_siecle-article-1264.php

http://videos.arte.tv/fr/videos/histoire-parallele-semaine-du-27-octobre-1940–3452512.html