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G. Tregouboff.- La station zoologique de Villefranche – 2

galeres_villefranche_01Parmi les savants qui ont pris l’habitude, en suivant  l’exemple de Vogt, à venir faire un séjour dans notre région, était également le professeur russe A Korotneff.  C’est à lui, comme  nous le verrons tout à l’heure, que devait revenir le mérite de fonder à Villefranche un établissement scientifique durable.  Mais pour bien comprendre comment les russes ont été amenés à fonder un laboratoire maritime sur la Côte d’Azur, quelques indications historiques sur la rade de Villefranche sont nécessaires.

Du temps Sarde cette rade, un véritable port naturel, avait une grande importance stratégique. Le Royaume de Sardaigne y avait à demeure une importante escadre ; toutes les puissances intéressées dans les affaires méditerranéennes y maintenaient soit des stationnaires, soit même des escadres entières, comme par exemple la Russie qui avait à cette époque le droit de libre passage pour sa flotte de la Mer Noire par le Bosphore et les Dardanelles. Le gouvernement sarde accordait aux marines étrangères des emplacements à terre avec des remises ou des hangars servant de dépôts. La marine russe en possédait un également.  C’était une immense bâtisse de 70 m de long, construites par les Sardes en 1769 et dont la destination primitive était de servir de bagne ; elle était connue dans la région sous le nom des « Galères de Villefranche ».  Les bagnards ayant été transférés depuis longtemps déjà à Oneglia,  le Royaume de Sardaigne a accordé, au Congrès de Paris en 1856, la jouissance du bâtiment et de ses dépendances à la marine russe . Cette cession à « usufruit » a été accordée sans aucun bail ni fixation de durée, pour l’usage exclusif et les besoins de la marine russe.  Au moment du retour du Comté de Nice à la France, en 1860, le gouvernement français n’a pas soulevé d’objections contre cette occupation et s’est contenté d’inscrire le domaine comme propriété nationale sur les cadastres de l’État.   Après la guerre russo-turque de 1878  la Russie avait perdu le droit de libre passage par les Détroits pour ses bateaux de guerre ; son escadre méditerranéenne a été supprimée et ne venaient plus à Villefranche que quelques vaisseaux en croisière. A partir de 1879 l’immense bâtiment, que la marine russe n’avait modifié en aucune façon pendant son occupation,  restait inoccupé sous la surveillance d’un gardien.

En 1882 Korotneff, venu pour travailler à Villefranche, est accueilli par Barrois dans son petit laboratoire. Il a l’occasion de visiter les galères, que l’on commençait à désigner à Villefranche sous le nom de « Maison de Russie », et de constater que le bâtiment, bien délabré il est vrai, était virtuellement abandonné par la marine russe.  Dès ce moment il forme le projet d’y installer son laboratoire à lui.  Après bien des démarches auprès du Ministère de la marine russe où il apprend que « ce domaine n’intéresse personne sauf celui qui touche 1700 fr pour l’entretien du bâtiment et sa conservation », il obtient en 1884 l’autorisation nécessaire et même les 1700  fr annuels avec. Toutefois le Ministère lui impose comme condition de réserver dans le bâtiment un emplacement pour une infirmerie de quelques lits pour les matelots malades au cas où il y en aurait sur un bâtiment de guerre qui viendrait en croisière à Villefranche.  On peut supposer que cette clause, qui n’a jamais été exécutée par la suite, devait constituer plutôt une justification de l’occupation du domaine par la marine russe auprès du gouvernement français.

Dès le commencement de l’année 1884 Korotneff installe dans l’ancien bagne une sorte d’entrepôt scientifique et un rudiment de laboratoire.  Poussé par Vogt, il songe au début à donner à son laboratoire un caractère international.  A son tour il invite Barrois et Fol à venir s’installer dans les galères, où l’on est plus à son aise que dans le petit pavillon du Lazaret, en y apportant en même temps 1000 fr de subvention annuelle que Barrois touchait pour son laborattoire du Ministère de l’Agriculture.  Les premiers temps l’entente était parfaite ; l’accord était si complet qu’au début de 1886, partant en voyage de plusieurs mois aux Iles de la Sonde, Korotneff  délègue ses pouvoirs à ses associés, Fol devenant pendant son absence directeur, et Barrois sous-directeur de l’établissement.  Mais cette ne devait pas durer. Après le retour de Korotneff la brouille survient et prend de telles proportions que Korotneff se voit obligé finalement de demander l’expulsion « manu militari » de Fol et de Barrois au ministre des affaires étrangères de l’époque Flourens, par l’intermédiaire de l’ambassadeur russe à Paris, baron Morenheim.  Ayant obtenu gain de cause, Korotneff gonde le Laboratoire russe de Zoologie dans les anciennes galères sardes.

 

 

(à suivre)

 

 

 

 

 

 

 

 

Блок – Blok, les douze (poème)

Alexandre Blok m’avait tellement frappée, tellement plu Les Scythes (ce fleuve de poésie, de mots, d’images), Les Douze (la Révolution, tant politique que poétique). Et aussi quelques unes de ses poésies plus courtes, dont une qui s’accordait parfaitement avec une musique de film que j’avais fini par retrouver mais je ne sais plus quel était ce film, anglais je crois, années 30 à 50 …   il me reste la mélodie, et ce texte (http://blok.lit-info.ru/blok/stihi/raznye-1904-1908/054.htm) ; j’ai essayé de la noter, la mélodie ça va, les temps à peu près mais j’écris si mal que je n’ose pas l’ajouter à ce billet, on verra …

Ты и во сне не обычайна

Твоих одежди не коснусь

Дремдю – и за дремотой тайна,

И в тайне ты почиешь Русь

Русь (« Ты и во сне необычайна… »)
РУСЬ   

Ты и во сне необычайна.
Твоей одежды не коснусь.
Дремлю - и за дремотой тайна,
И в тайне - ты почиешь, Русь.

Русь, опоясана реками
И дебрями окружена,
С болотами и журавлями,
И с мутным взором колдуна,

Где разноликие народы
Из края в край, из дола в дол
Ведут ночные хороводы
Под заревом горящих сел.

Где ведуны с ворожеями
Чаруют злаки на полях,
И ведьмы тешатся с чертями
В дорожных снеговых столбах.

Где буйно заметает вьюга
До крыши - утлое жилье,
И девушка на злого друга
Под снегом точит лезвее.

Где все пути и все распутья
Живой клюкой измождены,
И вихрь, свистящий в голых прутьях,
Поет преданья старины...
Так - я узнал в моей дремоте
Страны родимой нищету,
И в лоскутах ее лохмотий
Души скрываю наготу.

Тропу печальную, ночную
Я до погоста протоптал,
И там, на кладбище ночуя,
Подолгу песни распевал.

И сам не понял, не измерил,
Кому я песни посвятил,
В какого бога страстно верил,
Какую девушку любил.

Живую душу укачала,
Русь, на своих просторах, ты,
И вот - она не запятнала
Первоначальной чистоты.

Дремлю - и за дремотой тайна,
И в тайне почивает Русь,
Она и в снах необычайна.
Ее одежды не коснусь.
 
 24 сентября 1906

 

 

 

 

week-end russe à Paris et banlieue

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ça existe ? bien sûr que oui ! et ça pourrait s’appeler l’hospitalité. Et ce n’est pas seulement l’hospitalité russe comme le veut le cliché, ici les russes, les orthodoxes, sont hôtes, invités d’un lieu, faut-il dire un couvent ? appartenant à des sœurs très catholiques, ouvertes,  accueillantes ! Bravo, vive le partage et la fraternité bienveillante ! Nous sommes à Epinay sous Sénart, une banlieue de banlieue si on peut dire, qui n’a pas de gare en propre mais qui est desservie par la gare de Brunoy, autocars et parcours piétons pour les plus courageux.

Epinay, quelques tours, des pavillons, beaucoup de sport,  une statue de Jacques Anquetil sur son vélo à un carrefour très fréquenté.

Et voilà sa Chapelle …

http://www.egliserusse.eu/Chapelle-Saint-Martin-Sainte-Genevieve-du-Seminaire-Epinay-sous-Senart_a1195.html

Le lieu, la célébration du culte se fait en français, avec quelques chants en russe, déplacements, rituel à la mode russe et je peux vous assurer qu’on s’y trouve très bien … vive cette hospitalité, ce recueillement partagé.

A Épinay une vraie église russe est en construction, tout en bois, arrivée en kit : http://www.youtube.com/watch?v=aF-vjx41eK4

Voir aussi http://www.youtube.com/watch?v=d3-1DdR96WY

et une dernière vidéo, hors de ce week-end du tournant de l’an http://www.seminaria.fr/Concert-du-choeur-du-seminaire-a-l-eglise-Saint-Damien-d-Epinay-sous-Senart_a639.html

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Mais à Paris, à Paris elle est bien connue la grande église russe de la Rue Daru …

Et il y a aussi de bonnes boutiques, la culture c’est aussi la gastronomie, les vitrines de Petrossian (seulement les vitrines mais il n’est pas interdit d’entrer) … les photos de D, regardez

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С Новым Годом

С Рождеством Христовом

http://www.ina.fr/video/PAC9701017909

http://www.franceculture.fr/emission-culturesmonde-0

et donc le Metropole (Moscou) …

Cet article fait suite à « souvenirs vieux de 49 ans, sept fois sept »

  • Sur une place, dont je ne sais plus le nom, un grand carré, il y a le Bolchoï, les chevaux du char d’Apollon (http://moscow.ru/fr/guide/entertainment/attractions/square/index.php?id4=65) qui ressemblent à ceux du Carrousel à Paris, l’hôtel Métropole. Il y avait une énorme statue de Marx, un monolithe, et on nous avait raconté comment cette pierre avait été roulée dans Moscou, depuis une gare, jusqu’au square jouxtant le Métropole …

Le Métropole était un de ces hôtels fastueux où, curieusement, modestes petits touristes « d’amitié », nous  déjeunions, dans un petit espace près d’un escalier monumental … c’était long ces repas ! Je me souviens davantage de la cafète, tout à fait dépourvue de ces décorations rococo, avec son petit bureau de poste. Le vocabulaire acquis comportait timbres (marki – марки   et enveloppes –  конверты). Là on avait la compagnie, très recherchée de nos guides, des jeunes gens, un par groupe, français, italiens … Et nous étions étonnés de voir à quel point  le guide pour les français avait l’air d’être un français, l’italien l’air d’un italien, mais tout les vêtements, la dégaine, la langue, admirablement parlée, argot et tout !  On parlait librement des crimes de Staline, un jeune futur écrivain, appartenant à une famille célèbre, racontait qu’ils étaient « rentrés » en URSS en 53, comme l’avaient fait avant eux des Prokofiev, Tsvetaeva et bien d’autres, en confiance, sans se douter des risques d’arrestation …

Ce premier séjour à Moscou a été court, deux semaines, fin juillet début août et déjà en août beaucoup de pluie, fraîcheur. Les grandes visites la découverte de la ville, les immeubles « staliniens », l’Université, l’hôtel Ukraine … huit constructions grandioses qui nous laissaient froids, le grand parc de la célèbre colline des moineaux, où s’étaient promenés Herzen et ses amis progressistes du temps de Nicolas Ier le despote, le stade Dynamo … l’immensité des avenues où se déroulaient les parades, et bien sûr le fameux métro,  la rue Gorki, quelques cinémas mais il était encore bien trop tôt pour pouvoir suivre un film en russe …

Quinze jours qui ont bouleversé ma vie, bien que je n’y ait pas fait de rencontres particulières, mais c’était ce champ devant moi, la langue russe … immensité. Je ne l’ai pas quittée, nuit et jour, pendant plusieurs années et je lui dois les plus beaux moments de ma vie.

http://www.metropol-moscow.ru/history-en.html

http://moscow.ru/fr/guide/entertainment/attractions/square/index.php?id4=65

souvenirs vieux de 49 ans, sept fois sept

Ce matin, brusquement un souvenir, clair, comme si c’était tout récent, la cafète du Métroploe … en 1964 à Moscou, ce grand hôtel un peu beaucoup réservé aux étrangers, à l’époque je ne savais pas qu’il existait un mot pour désigner les occidentaux, l’occident, les soviétiques disaient « capstran », les pays capittalistes.

1964, c’est l’ère Khrouchtchev, qui va s’achever en octobre par la mise à l’écart de Nikita Serguéyevitch, (Nikita Sergueitch on prononce). Mais en août, pour mon premier voyage à Moscou, le dégel bat son plein, et je fais partie de ces étrangers très bien accueillis, venus dans le cadre des « échanges d’amitié » entre les peuples, voyage France-URSS, une de ces associations reçues et fêtées à la Maison de l’amitié – Dom  droujby, Дом дружбы, rencontres, photos, le tout très encadré. J’apprendrai plus tard que ces photos sont destinées à des fichiers etc.

Pour l’instant je suis dans le dernier groupe de apprenants, le septième, débutants. Nous sommes six ou huit, je ne sais plus, c’est vieux, mais en tout cas un très petit nombre et chouchoutés, on apprend vite, quatre heures le matin, lecture grammaire puis une heure de prononciation. L’heure de prononciation nous fait découvrir qu’il y a dans notre petit groupe un licencié de russe ! un prêtre, qui a tenu à être avec les débutants et en fait il prononce très mal et comme il n’est plus très jeune il a du mal. Je correspondrai avec lui au retour, pendant quelques années.

L’école est en plein centre de Moscou, rue Herzen, oulitsa Guertsena – улица Герцена –  à deux pas du Conservatoire de musique, le Conservatoire Tchaïkovski,  имени Чайковского (du nom de Tchaikovski). Cours de 9 heures à 13 heures avec de petites pauses entre les heures et une plus grande à onze heures, le temps de se retrouver entre français des différents groupes et de faire de nouvelles rencontres. Une partie des cours se passe avec des étudiants venus d’autres pays, je me souviens d’un japonais qui rencontrait d’autres difficultés à prononcer et ça nous faisait rire ce déplacement des difficultés de la prononciation du russe. Et puis il s’inclinait, il saluait! à la fin de ses phrases ! En fait nous apprenions à demander notre chemin, prendre le métro, « vous descendez à la prochaine ? » … вы не схолите, пожалуйста ? – vous ne descendez pas, s’il voua plaît ? – et ce mot, пожалуйста, qui nous semblait si difficile à lire quand nous apprenions, un peu, à Paris ou ailleurs, à Moscou il se lisait tout simplement pajalsta !!

Nous avons plusieurs petits manuels, très bien faits, exercices. On corrige ensemble le travail « fait à la maison », c’est très plaisant, on progresse. « La maison » c’est le grand hôtel où nous sommes logés, à l’intérieur de Vé Dé Enn Kha – В Д Н Х – l’immense Parc des Expositions, les Expositions de l’Union soviétique, les réalisations économiques, que bien sûr nous visitons. Et là nous sommes mélangés, mêlés à des soviétiques, venus eux aussi visiter la capitale et В Д Н Х. Assez surprenant, aux douches, sans portes ou portes pas fonctionnelles, on se retrouve avec des soviétiques, chahut, familiarité, je me crois revenue au hammam à Tunis ! j’aime beaucoup.Les chambres sont en haut, tapis dans l’escalier et à l’entrée de chaque couloir, à chaque étage, une dejournaya – дежурная – l’employée « de journée », qui est de garde et lit beaucoup. Étonnée de la voir livre nos classiques, très bon niveau pour une personne qui a un emploi modeste ! on ne verrait pas ça en France, en 1964. Notre dejournaya est très gentille, toute disposée à bavarder, avec le peu de vocabulaire dont je dispose, mais on se comprend !
De В Д Н Х nous prenons le métro tous les matins pour nous rendre au centre, oulitsa Guertsena, et le midi (à une heure) nous allons à pied déjeuner au Métropol’.- la suite tout à l’heure : « le Métropole, grand hôtel moscovite ».

de qui est la musique

eclaireurs au ciel_02Un air qui me trotte dans la tête, sortie d’un chansonnier, un de ces petits recueils de paroles et musique qui fleurirent pendant la guerre, sous Vichy. Les paroles me reviennent aussi, par bribes et je suis incapable de fredonner l’air sans que les paroles l’accompagnent.

Éclaireur au ciel se lève

Le soleil d’un jour nouveau.

Laisse au loin s’enfuir ton rêve

En chantant prends ton fardeau.

Chante et ris pour tous tes frères

Accablés de leur malheur

Ta chanson joyeuse et fière

Leur dira le vrai bonheur …

Et … et voilà l’efficacité Google ! j’ai copié le premier couplet, l’ai collé là-haut (en fait ce n’est même pas Google mais « Ask » (Microsoft ??) et la réponse est là : vieil air russe ! tu m’en diras tant ! pas étonnant que je l’aie retenue cette chanson, sans même savoir d’où elle venait !
Un deuxième lien m’envoie à un site de partitions gratuites, suffît de s’inscrire, allons-y et j’y retrouve même la musique mais les paroles ne sont plus tout à fait les mêmes : version catho scout. Je préfère celle des protestants et si je pouvais avoir des paroles russes ce serait encore mieux. Je vais donc repartir à la pêche, côté russe, youpi !

l’amour du russe (3). Les anges

rublev_troitsa« Anges du Paradis », non, je ne suis pas une fan d’opéra et PNP NIP personne n’est parfait, nobody is perfect.

  • Si on me dit anges, qu’est-ce que je vois d’abord ? la Trinité, Rublev, l’icône entre les icônes. Ah l’avoir vue en vrai dans toute sa splendeur à Tretiakov ! merci à ces voyages russes et à ceux qui les ont permis. <merci et grâce à André Tarkovski, à ses films … à ces petits monastères préservés pendant l’ère soviétique, merci à mon ami Alexandre Sveshnikov, à sa супругая (souprougaya), son épouse, à leur gentillesse inégalable, ces mille et mille attentions due aussi à un intense besoin de partager ce qu’ils aimaient, le père d’Alexandre, artiste,les collections qu’il avait données au musée d’Abramtsevo (j’espère ne pas mélanger en me souvenant), faute de place dans le petit appart qu’ils avaient à Moscou …

Ce plaisir de regarder des reproductions belles, foisonnantes de sens, je l’ai retrouvé avec Monique Chambeau (paix à sa belle âme, « dans le sein d’Abraham) et bien sûr autour de Maurice, hello bon-bon-papa, salut au jeune arrière grand-père et à HanneLore ♥

Les anges aussi dans la tradition syriaque. Restons dans « la Russie profonde » (des clichés mes amis il y en a, et pas seulement celui de l’âme slave, « invention française » dixit Louis Martinez, qui en connaît un rayon dans les replis de la psyché russe.

Voilà, je voulais citer Leskov, les anges préservés chez les Vieux-croyants ». Leskov connais pas ? mais si, édité dans la Pléiade, un volume qu’il partage avec Saltykov-Chédrine. https://alalahune.wordpress.com/2012/07/18/leskov-gens-deglise-diacres-et-chevaux/

  • des anges … chacun de nous a ses deux anges, épaule droite épaule gauche et hier soir, devant les vives réactions de mes chers amis russophiles j’ai eu cette image où je me voyais escortée par mes deux anges … attention la tradition veut qu’il y ait le bon et le mauvais mais comme on ne saurait être mauvais quand on est ange, salut à vous qui vous êtes reconnus.
  • Et puisqu’on parlait de Leskov, des Vieux croyants, lire L’ange scellé … drôle de traduction j’aurais plutôt pensé  à l’ange estampillé, cacheté … « scellé » renvoie à une chaîne et un anneau, prison. Cette histoire est passée par les mains d’un compositeur Rodion Chédrine,  l’époux de Maya Plissetskaïa

http://www.classiquenews.com/ecouter/lire_article.aspx?article=4055&identifiant=2010927SKJ80YJ0LO7QFFID5IM5QF382

http://www.classiquenews.fr/ecouter/lire_chronique_cd.aspx?id=1086 –  où on peut lire « Rodion Chedrine (Shchedrin): Le voyageur enchanté (2002). Le petit cheval bossu (4 fragments). Concerto pour orchestre n°1 « naughty Limericks ». Sergei Aleksashkin, Kristina Kapustinskaya, Evegeny Akimov … Choeur et orchestre du Mariinsky. Valery Gergiev, direction. »

Voilà quelques anges pour une fin de matinée dominicale ! mais ce n’est pas tout ! la littérature russe en fourmille, http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-semionovitch-leskov/ressources/

 

l’amour du russe (2)

Le titre a déjà figuré sur le blog.  Un petit recensement. Il en manque … les rajouterai.

la Pâque russe, orthodoxe

Cette année, le 5 mai.

http://dreamguides.edreams.fr/la-paques-orthodoxe

un peintre scandinave, Roehrig

Je dis scandinave, je ne sais plus, était-il danois, suédois ? cher à Sacha (Sacha que j’ai raconté http://gildotchka.wordpress.com/?s=sacha)

merci à Hélène Montagne