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les faux, les vrais et ceux qu’on ne sait pas

Voilà, des fois on lit quelque chose d’intéressant, surprenant, oui très intéressant et puis on apprend que c’était une blague, un hoax si cette info ou ce message vous arrive en ligne. Alors alors on devient méfiant, au coup suivant on marche, ou pas, mais on ne sait pas bien comment déterminer si on est face à un vrai ou son contraire.

Voilà, voilà … Y croire ou pas, en avoir ou pas, des amis sur FB …

 

Je ne sais pas, mais dans ma petite cervelle à trous (de mémoire, et divers), ce genre de questions vient rencontrer un questionnement autrement intéressant, posé dans ANNONCES, un film de Nurith Aviv.

http://www.cinetrafic.fr/film/39077/annonces

http://www.premiere.fr/film/Annonces-Documentaire-3792820

Les annonces sont ces grands évènements dont parlent les écrits des livres sacrés. Et voilà que la dernière des sept femmes interrogées par Nurith Aviv, Barbara Cassin, commence par parler de son beau prénom, Barbara la barbare et parle des dieux de l’Olympe, ces dieux au pluriel et sans majuscule donc. Je dis donc parce que majesté, unicité, d’où La Vérité.  Ecoutez la parler des vérités, à égalité, multiples. De cette Vérité unique et des autres, concurrentes mais qui peuvent se tolérer, tout en se disputant.

En fin de film c’est la réalisatrice qui vient devant la caméra et qui dit « je suis née dans ce pays … »

 

– Voilà, à côté de ces questions, de ces histoires, mon affaire de ce matin, savoir si une personne qui m’invite sur FB est la vraie personne ou un double, un multiple, après tout …

Une photo ? pourquoi pas Humphrey Bogart …

humphreybogart

 

 

 

 

 

Gary, Huston, Romain Nancy et les mensonges

Mais qu’est-ce que ça veut dire « il ment tout le temps » ! Nancy Huston a pris sa loupe pour décortiquer examiner – c’est son droit ! – le double cd sur Romain GARY. Elle est venue en parler dans L’atelier du son, vendredi dernier, le 20 juin.

http://boutique.ina.fr/cd/entretiens/entretiens-litterature/PDTINA001865/romain-gary.fr.html

http://sites.radiofrance.fr/radiofrance/kiosque/fiche.php?id=2343

 

On entend un extrait du cd, la voix de Romain GARY, une si belle voix et voilà, d’entrée Nancy Huston annonce qu’elle ne l’a jamais aimée, cette voix, qu’elle sonne faux et elle poursuit avec une avalanche de Gary ment, se contredit, se vante etc.

Moi pas contente, touche pas à Gary ! Et pourtant, Romain Gary du temps où il était célèbre, Lady L à Apostrophes, grand tra la la, je ne l’ai pas lu. J’ai lu Ajar, applaudi, comme tout le monde ou comme beaucoup. Mais j’avais un trou à Gary, je savais que etc mais ne le lisais pas. Et puis c’est venu, je ne sais plus exactement par quoi ça a commencé, sans doute par Education européenne, offert à Philippe par sa grand-mère ashkénaze, choc ! J’avais aussi lu un petit hommage à De Gaulle, Ode à celui qui fut la France (je cite à peu près). Et un jour, je tire Lady L de la bibliothèque – pas la mienne, où il y avait des Romain et des Gary et des Promesses de l’aube, Racines du ciel etc … passionnée. Peu après je découvre La danse de Gengis Cohn, plein de petites phrases en yiddish, un sourire malicieux tout le temps, langues mélangées le yiddish en incises ! plaisir !

http://www.franceculture.fr/oeuvre-la-danse-de-gengis-cohn-de-romain-gary.html

http://www.franceculture.fr/quelisentils/avis/la-danse-de-gengis-cohn

Au fait, de quoi on parle ? de qui, justement … Nancy Huston, c’est une grande, appréciée, célébrée et tout. Sauf que je n’aime pas trop … alors partiale ? c’est possible et pourquoi pas ?

Juste une petite chose, s’il ment tout le temps, d’abord on s’en fout, il raconte, ses personnages sont souvent sinon toujours de grands bonimenteurs, un talent fou et une inquiétude encore plus folle. Bon, le lui reprocher ou pas, à chacun de choisir.  Quand il dit qu’il a été Compagnon de la Libération c’est vrai, authentique, et alors on ne peut pas le lui imputer comme quelque chose de trop.

Voilà. Gary n’est pas « trop », il est magnifique, c’est tout.

 

Cette petite restriction exprimée, j’aime beaucoup l’émission …  http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-du-son-le-son-dans-les-ecoles-d%E2%80%99art-%20-la-voix-de-romain-gary-avec-nancy-huston-20

 

 

visites guidées, pas à pas

Pas à pas, pas de tags excessifs, ne pas insister, laisser flotter, regarder, l’attention s’éveiller, se déployer, utiliser l’espace, laisser un espace mental libre, un peu de Ouf !

J’aperçois deux lignes de possibilités offertes par WordPress, formatage – le mot honni mais pas lorsqu’il s’applique à un texte. On peut choisir sa couleur, un mot en rouge !  On peut « écrire sans distraction », c’est à dire ??

Si on pouvait lire sans distraction, ce qui est devenu impossible sur Facebook comme un peu partout sur le net, envahis qu’on est de pubs, de meetic et autres séductions. Séduction prend un sens très large, commercial, pédagogique, je t’embrouille, je veux que tu m’écoutes, « je parle sérieusement », le je se déguisant à en perdre la tête. Et je t’explique et j’en rajoute et encore, des fois que …

Un exemple tout récent, le muguet porte-bonheur on l’a  beaucoup vu, cette année, associé à une coccinelle, bien grosse, bien tachetée, est-ce bien nécessaire ? un porte-bonheur, s’il est efficace, vous fait plaisir. S’il en faut en second c’est qu’ils sont tous les deux dévalués, z’ont trop servi les pauvres ! Comme les cœurs à la St Valentin. Comme l’illustration qui accompagne des textes, souvent rimés, poétiques.

Je disais « visites guidées », introductions à … je pense et je pratique ceci, sauter la préface d’un livre, l’ouvrir, sauter à pieds joints, humer, voir de quoi il retourne, flairer, oui. Les expos, les sites visités avec Maurice (je dis son nom, je le vois, je l’entends parler, pas la peine de préciser qui il est etc) oui, une visite avec lui c’est entrez, regardez, libre champ et il parlera après, les questions les remarques viendront naturellement, variées, traduisant l’attention éveillée chez chacun, jamais d’emphase  souvent une pointe d’humour, notre langage actuel regardant un tableau, une scène d’il y a des siècles, et là on se sent de plain pied avec ces personnages souvent de noir vêtus, allez si on invitait Les trois mousquetaires, qui ont été à l’honneur cette semaine !

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-mousquetaires-44-2014-05-01

Liberté, de regarder, de penser à un truc, un autre, le dire sans avoir peur d’être idiot-e et on s’enrichit de nouvelles connaissances, on pénètre à l’intérieur de mondes lointains ou disparus.

Non, je n’aime pas qu’on mette les points sur les i, qu’on explicite qu’on souligne qu’on encadre, pardon si je le fais en ce moment. Basta ! vive le non-dit, le hors-champ, l’imagination qui s’étale comme une tache d’encre, se faufile joue les nuages !

 

 

un autre livre, un titre , l’auteur ?

Vais me faire un petit tiroir des livres que j’ai lus mais dont je ne sais pas le titre, voyons, c’est comme la semaine dernière avec Romain Gary, je connais la teneur, les noms des personnages peut être.

– les lieux : Pologne (19e siècle) puis New York

– les personnages, un homme pauvre comme Job, sa femme, leurs enfants, la misère. Le dernier-né fragile, simple d’esprit ? Les autres fils, il y en a un qui va faire soldat, dans les armées du tsar, où on sert pendant vingt-cinq ans, on le perdra de vue. La fille qui ne s’embarrasse pas de trop de scrupules, vit sa vie.

De magnifiques portraits de cette Pologne misérable mais si vivante. Et puis le dépaysement américain, un monde froid et sec, la réussite, l’argent.

Et un beau jour le miracle, l’enfant abandonné, qu’on croyait mort, est devenu un grand musicien, le vilain petit canard devenu un beau cygne. Malade, il a été adopté par une belle dame riche et généreuse, épanouissement hors du cercle de famille.

yiddish, Job, les prières, Joseph Roth ??

  • oui, c’était bien Job, et Joseph Roth, un tour sur Google, voici le lien et un article qui raconte, et exalte …
http://www.lefigaro.fr/livres/2012/03/14/03005-20120314ARTFIG00613–job-de-joseph-roth-roman-d-un-homme-simple.php

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/33684

 

Mais sur la page Google n’apparaissent que des liens vers les vendeurs, les Amazon, Fnac, Babelio etc. Seul le Figaro en parle, regret de nos belles Lettres françaises c’est bien loin …

Joseph Roth, qu’on redécouvre, talent, profusion, sombré dans l’alcool, en exil après l’Anschluss.

  • Petite question « subsidiaire » des fois que … Papier ou e-Book ?  Comment le retrouver, je sais que je l’ai en livre, et dans une édition agréable, pas un papier « poche », mais où est-il ? soulever déplacer les livres empilés … Et si je l’avais eu en e- ou en i-Book, je me serais sans doute heurtée à ces sempiternelles histoires de mot de passe, d’identifiant qui se permettent de varier de changer selon un mode aléatoire, aléas, allez donc jacter !

jos-roth_job

 

 

 

 

 

 

quel était ce livre … titre, auteur ?

quel est ce livre
Gary ?
président dictateur, indien,
fusillez-les tous
pasteur évangéliste, l’américaine amoureuse de Ramon (Ramon ? ) ; illusionniste ; le violoniste qui joue la tête en bas …

rôle des USA, pour la galerie, pour leurs intérêts ou ceux de firmes …

C’était un poche

Comment procéder, noter qq éléments ici, pour moi, blog – ou afficher sur FB et attendre l’aide de quelques amis, mais oui, c’était … – ou encore, consulter la liste des livres de Romain Gary … quatrième méthode : chercher ce livre (poche) dans une des piles. La 4 a été efficace et rapide : j’ai trouvé Les mangeurs d’étoiles, de Romain Gary, en folio.

http://www.ina.fr/video/I05300177

Et voilà la vidéo qui m’a fait chercher ce livre, un entretien avec Pierre Desgraupes, au moment de la sortie du livre. Je réécoute la vidéo, à présent que j’ai lu (puis oublié puis retrouvé) le livre qu’elle m’avait fait découvrir. Et là, j’apprécie … à écouter, et le livre, à lire. Les voix de Gary, de Desgraupes …

http://www.lemerlemoqueur.fr/livre/742494-la-comedie-americaine-la-comedie-americaine-i–romain-gary-folio

http://www.franceculture.fr/quelisentils/avis/les-enchanteurs#fc-quelisentils-comment

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Quarto/Legendes-du-je

http://mondesfrancophones.com/espaces/frances/une-vie-une-oeuvre/

… et voilà des liens, et des bons points pour le Net, grâce à qui la vidéo a proposé ce titre, qui m’était inconnu, et aujourd’hui, en cherchant une photo, voilà que se présentent des liens à suivre et à lire. Merci à Gary, à Desgraupes, à ceux qui contribuent à les garder vivants.

Job, de Joseph Roth

Retrouvé tout en haut d’une pile ce Job, bien couvert de papier cristal et pourtant, aucun souvenir, plusieurs jours  je le regarde puis me décide à l’ouvrir. Bizarre, c’est le second titre de Joseph Roth qui n’est relié à rien, je me demande de quo il parle, sais pas.  Les deux fois un mot biblique, Léviathan , Job …  est-ce parce que l’histoire est transposée dans le monde moderne ? Est-ce parce que Joseph Roth a écrit La légende du saint buveur, et La marche de Radeztky, plus imagés (le film pour Radetzky).

A nous deux Job, hier soir je prends le livre pour savoir de quoi … Et je l’ouvre vers la fin, là où souvent je lis un peu plus en diagonale, « on a compris » et voilà, l’histoire me revient d’abord par éclairs puis elle fait bloc et je me la raconte autrement, « distanciée ». C’est une histoire de miracle, le fils de Job, le petit dernier infirme, débile, abandonné quand la famille a quitté la Pologne pour effectuer sa grande migration vers l’Amérique … le petit Menuhim revient, glorieux et modeste, devenu un grand chef d’orchestre … c’est l’histoire du vilain petit canard !

Les retrouvailles du vieux Mendel (Job) et de son dernier fils, alors que tous les autres, et aussi sa femme Deborah, sont soit morts soit fous, que le vieux Mendel en arrive même à blasphémer, lui si pieux … Et l’histoire de Job — qu’on prononce Iyev en yiiddish – se déroule en quelques pages, les amis, les égoïsmes la condescendance et soudain ce personnage qui recherche un certain Mendel … Tout est très beau, émotion, petits calculs, admiration « baba » devant la réussite matérialisée par une splendide auto (nous sommes dans les années 20). Résurrection, foi, doute, et à la fin, après tant de malheurs … l’idée d’un retour en Europe, à un mode de vie où le rêve a (eu) sa place.

Relire ce Job en entier, tout doucement, apprécier toute cette tendresse mêlée de réalisme. Vive Joseph Roth, un salut à cette plaque au Café de la rue de Tournon où il a passé beaucoup de temps à boire, à écrire, à désespérer jusqu’à sa mort en mai 39.

 

éd. du Seuil, 2012

http://archives-sonores.bpi.fr/index.php?urlaction=doc&id_doc=1218

lire Céline

En bref, j’ai commencé mais vraiment commencé Voyage au bout de la nuit ces jours-ci. Avant, je l’avais un peu feuilleté, lu par ci par là, des passages et puis laissé tomber, d’autres urgences. Et là, je l’ai repris au début et je ne lis plus rien d’autre, il me tient. Je sais toujours qui était le bonhomme, encore que « bon » soit plutôt difficile à dire … mais alors quoi ? Passionnant, sacrée plume, oui, on le sait. Mais, mais la lecture, de la bonne qui ne vous lâche pas. Plusieurs fois la page on a envie de noter une phrase, une description, quelque vacherie …

J’ai cité un passage sur Facebook et l’inévitable discussion, faut pas le lire, semeur de haine etc … Notre bonne conscience de gens de gauche, et alors … Alors quand même, j’en suis en gros à un tiers du Voyage et je me demande comment en parler … et mes bons sentiments reprennent le dessus : pisse-vinaigre, jamais un sourire, un élan vers quelqu’un, un moment d’abandon. Non, tout est calcul, les combines, innombrables sont associes à des portraits au vitriol – ça se dit, portrait au vitriol. Dominants, dominés, ils ont tous le même souci qu’ils habillent plus ou moins bien de jolis propos. Vanité, coups de gueule, détestation ou pleurniche.

Pas beau son monde, mais on ne peut pas dire que c’est le sien, non, c’est le nôtre et il découd la propagande, des grands discours aux petites mesquineries … Énorme talent d’un type pas sympathique du tout, ça suinte, ça renifle de partout et c’est un grand plaisir de le lire. Plaisir mélangé, la fange mais vue de haut, sonorisée, imagée pas imaginée, vraie.

Impatiente d’arriver à cette description des gogues de New York, alléchée (c’est du propre) par le bien que m’en a dit K ou J ou JL. Pour l’instant Bardamu vient de rejoindre sa case et son boulot en Afrique et moi je regarde, c’est quand l’Amérique ? plus qu’une quinzaine de pages …

l’amour du russe (3). Les anges

rublev_troitsa« Anges du Paradis », non, je ne suis pas une fan d’opéra et PNP NIP personne n’est parfait, nobody is perfect.

  • Si on me dit anges, qu’est-ce que je vois d’abord ? la Trinité, Rublev, l’icône entre les icônes. Ah l’avoir vue en vrai dans toute sa splendeur à Tretiakov ! merci à ces voyages russes et à ceux qui les ont permis. <merci et grâce à André Tarkovski, à ses films … à ces petits monastères préservés pendant l’ère soviétique, merci à mon ami Alexandre Sveshnikov, à sa супругая (souprougaya), son épouse, à leur gentillesse inégalable, ces mille et mille attentions due aussi à un intense besoin de partager ce qu’ils aimaient, le père d’Alexandre, artiste,les collections qu’il avait données au musée d’Abramtsevo (j’espère ne pas mélanger en me souvenant), faute de place dans le petit appart qu’ils avaient à Moscou …

Ce plaisir de regarder des reproductions belles, foisonnantes de sens, je l’ai retrouvé avec Monique Chambeau (paix à sa belle âme, « dans le sein d’Abraham) et bien sûr autour de Maurice, hello bon-bon-papa, salut au jeune arrière grand-père et à HanneLore ♥

Les anges aussi dans la tradition syriaque. Restons dans « la Russie profonde » (des clichés mes amis il y en a, et pas seulement celui de l’âme slave, « invention française » dixit Louis Martinez, qui en connaît un rayon dans les replis de la psyché russe.

Voilà, je voulais citer Leskov, les anges préservés chez les Vieux-croyants ». Leskov connais pas ? mais si, édité dans la Pléiade, un volume qu’il partage avec Saltykov-Chédrine. https://alalahune.wordpress.com/2012/07/18/leskov-gens-deglise-diacres-et-chevaux/

  • des anges … chacun de nous a ses deux anges, épaule droite épaule gauche et hier soir, devant les vives réactions de mes chers amis russophiles j’ai eu cette image où je me voyais escortée par mes deux anges … attention la tradition veut qu’il y ait le bon et le mauvais mais comme on ne saurait être mauvais quand on est ange, salut à vous qui vous êtes reconnus.
  • Et puisqu’on parlait de Leskov, des Vieux croyants, lire L’ange scellé … drôle de traduction j’aurais plutôt pensé  à l’ange estampillé, cacheté … « scellé » renvoie à une chaîne et un anneau, prison. Cette histoire est passée par les mains d’un compositeur Rodion Chédrine,  l’époux de Maya Plissetskaïa

http://www.classiquenews.com/ecouter/lire_article.aspx?article=4055&identifiant=2010927SKJ80YJ0LO7QFFID5IM5QF382

http://www.classiquenews.fr/ecouter/lire_chronique_cd.aspx?id=1086 –  où on peut lire « Rodion Chedrine (Shchedrin): Le voyageur enchanté (2002). Le petit cheval bossu (4 fragments). Concerto pour orchestre n°1 « naughty Limericks ». Sergei Aleksashkin, Kristina Kapustinskaya, Evegeny Akimov … Choeur et orchestre du Mariinsky. Valery Gergiev, direction. »

Voilà quelques anges pour une fin de matinée dominicale ! mais ce n’est pas tout ! la littérature russe en fourmille, http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-semionovitch-leskov/ressources/

 

Via delle botteghe oscure

Et, bien sûr, le livre qui a valu le Goncourt à Modiano, Rue des boutiques obscures. Curieusement je mélange le contenu de ce beau roman avec une fiction écoutée sur FrCulture il y a deux ou trois jours, donc parallèllement, simultanément à la lecture (numérique ! oui, sur iPhone et sur l’ordi, selon l’heure). La fiction, c’était le film d’Angelopoulos, http://www.franceculture.fr/emission-fictions-theatre-et-cie-la-poussiere-du-temps-de-theo-angelopoulos-2013-02-17

  • Maintenant, ce qui m’a frappée, c’est la similitude entre la manière Modiano, l’emploi des temps (même le passé simple que je déclare détester, et c’est vrai que je n’aime pas le lire, encore moins l’entendre, c’est un temps qui fait terriblement devoir d’écolier,  trop « écrit » alors qu’on le rencontre souvent dans des récites parlés, narratifs. Bon, foin du passé simple mais voilà que chez Modiano il passe) entre Modiano donc et notre Mehaoudi Ahmed, Hmida le grand ! Et loin de moi la moindre idée de plagiat, oh non ! il s’agit d’écriture, de récit, de perte de repères, de mémoire qui vacille, de repères perdus ou fragiles, de l’homme qui se retrouve seul ou entouré, cerné par des agents de la force publique, des qui le font taire. Le terrassent et le rendent muet, alors qu’en même temps un signe quelque part, rêvé ou réel entrevu … mystère de l’espoir

https://www.facebook.com/notes/mehaoudi-ahmed/l%C3%A9trange-bonhomme-en-blanc/10151505795222244

https://www.facebook.com/notes/mehaoudi-ahmed/l%C3%A9trange-bonhomme-en-blanc-2/10151515709562244

Quant à moi j’aime ce livre, il est de ceux qu’on lâche à regret, et qu’on peut reprendre avec étonnement, plaisir, admiration … ils ne sont pas si nombreux

Dosto – pour ceux qui l’aiment

Portrait

Portrait

Dostoevski, Fedor Mikhailovitch tellement plus joli à dire en russe, l’accent sur le  –ev et non en finale comme en français ! Dostoevski, si russe, si tourmenté, tellement chargé de culpabilité, de doutes, d’auto-dénigrement, lapidation, tourments …

L’évènement à Brunoy, Gavarry jouant Le songe d’un homme ridicule, trois jours de suite, dans cette Salle des Jardins devenue familière et lieu de rencontres, je veux dire de rencontres rares, qu’il organise, cette salle qu’ils ont aménagée avec ses amis ses disciples …

Сон смешного человека, le voilà seul en scène devant sa table, le décor : la table, un fauteuil et un lit, un lit d’enfant avec fer forgé, une grand loggia derrière ce lit et dans la loggia dispose elle-même comme un décor, le violoncelliste, deux lucarnes et une porte permettant de retourner en coulisses … sobriété maximum. 

Bouleversant, l’auto-flagellation, l’appel, un texte difficile avec chutes, relevailles, espoirs et rechutes … l’émotion de ce récit, le revolver, la petite fille,  et ce ridicule qui va, revient, se déguise et ressurgit … Combien d’années ? trente cinq ans qu’il a fondé le Théâtre de la Brie, et l’impression qu’il est toujours plus attachant … l’âge moyen des spectateurs est élevé, tous le suivent, quelques nouveaux mais dans l’ensemble c’est intime, on vient comme pour lui autant que pour  l’auteur du texte … on s’y retrouve entre fidèles. Des fidèles, oui c’est ça.

J’oubliais un élément important du décor, ce portrait, et je reviens sur la loggia du violoncelliste,  Ladislav Szathwary, qui était selon les moments invisible ou éclairée, je trouve cette idée de l’arrière-plan géniale, le musicien comme élément du décor ! Pas oublié de lui demander ses coordonnées, son site.

Je n’ai pas pensé à prendre des photos, c’est dommage … mais il y a  un film tourné pendant le spectacle, il sera peut-être accessible un jour.

J’ai trouvé un dessin animé qui date des années 90, un peu chargé.  Et aussi des extraits d’un film français …

 http://teramult.org.ua/mult/1992_ru_son.smeshnogo.cheloveka

http://www.youtube.com/watch?v=3mf1E3QYs2A&feature=plcp   (en italien) ; http://www.youtube.com/watch?v=s3UHpJwekC0&feature=share

http://www.fredjoyeux.fr/cineaste-danimation/film.php?rub=1&fiche=2

http://az.lib.ru/d/dostoewskij_f_m/text_0330.shtml    (lecture en ligne, les classiques russes) ; http://www.bookmate.com/r#d=zMd7ImJ0      (lecture en ligne, double page, caractères plus grands)