Posts Tagged ‘identité’

des ancêtres d’Italie

Livourne, grand centre de peuplement juif en Toscane, on les dit venus d’Espagne, 1492 … Je savais que Linda (Leonilda) Provenzal, ma grand mère paternelle, était née à Livourne et j’ai entendu dans mon enfance nommer Zio Giulio, Zio Carlo, ses frères. Mes oncles mais pas mes tantes Nataf avaient aussi droit au Zio, Zio Felice, zio Lou (Luciano). Les tantes c’était Tata, qui se dit encore à Tunis.Double appartenance de la famille à l’Italie, la magique et prestigieuse Europe et à Tunis, nous les presque arabes. Toujours senti une certaine condescendance de la branche « grana » vis à vis des tunisiens, toujours ce prestige des européens « civilisés ».

Et voilà que Guido D, branche italienne, fait son apparition l’hiver dernier, à l’occasion d’un anniversaire, les 80 ans … Correspondance par mail, on est modernes. Et il collecte des infos sur les ascendants et descendants de toute cette grande famille, ses branches …

Grâce à lui, voilà que sont apparus des ancêtres Provenzal fin 18e, puis des jumeaux nés en 1848, un Icilio Provenzal … Icilio, le prénom de mon père, qu’on prononçait à l’italienne, le c comme dans ciao. En fait tout  le monde disait Cilio, sauf ma mère qui le prononçait en entier.

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Gary, Huston, Romain Nancy et les mensonges

Mais qu’est-ce que ça veut dire « il ment tout le temps » ! Nancy Huston a pris sa loupe pour décortiquer examiner – c’est son droit ! – le double cd sur Romain GARY. Elle est venue en parler dans L’atelier du son, vendredi dernier, le 20 juin.

http://boutique.ina.fr/cd/entretiens/entretiens-litterature/PDTINA001865/romain-gary.fr.html

http://sites.radiofrance.fr/radiofrance/kiosque/fiche.php?id=2343

 

On entend un extrait du cd, la voix de Romain GARY, une si belle voix et voilà, d’entrée Nancy Huston annonce qu’elle ne l’a jamais aimée, cette voix, qu’elle sonne faux et elle poursuit avec une avalanche de Gary ment, se contredit, se vante etc.

Moi pas contente, touche pas à Gary ! Et pourtant, Romain Gary du temps où il était célèbre, Lady L à Apostrophes, grand tra la la, je ne l’ai pas lu. J’ai lu Ajar, applaudi, comme tout le monde ou comme beaucoup. Mais j’avais un trou à Gary, je savais que etc mais ne le lisais pas. Et puis c’est venu, je ne sais plus exactement par quoi ça a commencé, sans doute par Education européenne, offert à Philippe par sa grand-mère ashkénaze, choc ! J’avais aussi lu un petit hommage à De Gaulle, Ode à celui qui fut la France (je cite à peu près). Et un jour, je tire Lady L de la bibliothèque – pas la mienne, où il y avait des Romain et des Gary et des Promesses de l’aube, Racines du ciel etc … passionnée. Peu après je découvre La danse de Gengis Cohn, plein de petites phrases en yiddish, un sourire malicieux tout le temps, langues mélangées le yiddish en incises ! plaisir !

http://www.franceculture.fr/oeuvre-la-danse-de-gengis-cohn-de-romain-gary.html

http://www.franceculture.fr/quelisentils/avis/la-danse-de-gengis-cohn

Au fait, de quoi on parle ? de qui, justement … Nancy Huston, c’est une grande, appréciée, célébrée et tout. Sauf que je n’aime pas trop … alors partiale ? c’est possible et pourquoi pas ?

Juste une petite chose, s’il ment tout le temps, d’abord on s’en fout, il raconte, ses personnages sont souvent sinon toujours de grands bonimenteurs, un talent fou et une inquiétude encore plus folle. Bon, le lui reprocher ou pas, à chacun de choisir.  Quand il dit qu’il a été Compagnon de la Libération c’est vrai, authentique, et alors on ne peut pas le lui imputer comme quelque chose de trop.

Voilà. Gary n’est pas « trop », il est magnifique, c’est tout.

 

Cette petite restriction exprimée, j’aime beaucoup l’émission …  http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-du-son-le-son-dans-les-ecoles-d%E2%80%99art-%20-la-voix-de-romain-gary-avec-nancy-huston-20

 

 

l’arroseur arrosé ou le boudeur boudé !

Bonjour ! Par où commencer ? Par le boudeur, c’est moi, en tant que FBophile avertie, chevronnée,  mon petit commerce bien installé avec les habitués, donneuse de conseils, etc

Et donc je râle par-ci, rouspète par-là, contre le formatage, qui devient de plus en plus étroit, corset, baleines,  minerve oui ? sauf que Minerve est un modèle, la muse, l’icône de la sagesse et que porter une minerve, ah que c’est pénible.

Bon ! pas de détours ! je me suis pris les pieds dans le tapis, alors à qui m’en prendre ? Ce coup-ci ce n’était pas la faute à Facebook. J’ai quand même quelqu’un dans le collimateur, quelqu’un d’hyperpuissant, Google en personne mais là je n’oserai pas émettre le moindre grognement. A tout seigneur …

Et voilà que je brode encore ! Les faits ! Hier en cherchant ma page Hlima Tounsiya, je découvre que la barre des menus (sur Chrome) a disparu, bon, je vais la réinstaller ! mais non, ça ne veut pas marcher, essais, répétitions, agacement. Et du même coup (pas bien compris comment) voilà que je trouve porte close sur FB, vos papiers, mot de passe … Et le mot que je donne n’est pas le bon !! faute de frappe ? procédure, prouvez que vous êtes vous, vos papiers ! invalides ! comment voulez-vous établir le contact ? SMS ? mail ? code sur votre portable ? et là ça recommence, le code que je recopie n’est pas le bon ! deux fois, trois, n fois … Au bout d’un moment ça prend un tour kafkaïen, je suis au pied du château et d’en haut on me lance des pierres ! ou alors on m’ouvre une porte énorme qui donne sur un couloir désert, c’est fait pour m’affoler, me confondre. Et voilà en effet que FB gronde, abus de fonctionnalité ou je ne sais plus très bien le terme employé. Et puis un ordre, péremptoire, toutes dents dehors, le molosse crie « ralentissez  » ou sinon votre compte va être bloqué ! »

Mamma mia ! je tente encore une fois ou deux et je quitte Chrome et Hlima pour me réfugier en territoire MozillaFirefox, là au moins … Et voilà que ça recommence, j’aurais dû aller faire la sieste, au lieu de m’embrouiller encore plus et plus. Mais allez savoir pourquoi quand on a commencé ces histoires de mot de passe, on s’acharne et tout va de mal en pis !

Alors moi qui me disais, j’arrête FB, j’en ai assez de ces formatages, des questions répétées « vos informations, à quel âge ceci, depuis quand avez-vous arrêté de fumer … » non mais ! ça vous regarde ? au début, on disait ou on ne disait pas ses états de service et basta ! Donc j’étais très remontée contre FB inquisiteur pinailleur grrr. L’occasion était là de me désintoxiquer, j’y passe des heures tous les jours. J’utilise FB comme un agenda, j’y note plein de choses que je ne veux pas oublier mais voilà ! Je ne sais plus (et ça c’est l’ordi) noter sur un papier, un carnet, je n’ai plus d’agenda sinon un gros pour les rendez-vous de toubib ou  de kiné. Je ne sais plus écrire autrement qu’au clavier …

Et puis j’aime pas qu’on m’interdise, interdite d’accès à FB, de quoi de quoi ? Voilà comment j’en suis venue à renouveler mon compte gmail, mon compte FB …

Comment ça va ? en bien et en mal, en mal, un peu en exil c’est vrai mais en bien aussi parce que j’ai renoué avec les premiers amis appelés au secours, et avec qui nous n’avions pas bavardé depuis longtemps, et là c’est du bon, du plaisant, vive les retrouvailles !

Et si un jour je suis d’humeur cool, zen, détendue, je reprendrai ma quête la conquête de mon ancien compte et j’offrirai une tournée générale !  à la vôtre, les amis !

ce nom de nataf …

le 15janvier 2014, je recopie ici des parties de pages perso mais les liens ne seront pas valides. Je vais essayer de les mettre à jour  …

http://ogonyok.free.fr  (fonctionne). Voilà, si on arrive sur le site ogonyok on doit pouvoir ouvrir les autres liens, sur le web. Sur le blog ils sont invalides.

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On a beau ne pas croire aux particules et autres ornements, le jour où on découvre quelque chose qui mette son nom en valeur, on piaffe, on fume … Et voilà qu’en parcourant un dictionnaire (hébraïque) des plantes de la Bible, je découvre que la racine N T F forme entre autres mots celui d’une des plantes de l’encens du Temple ! faut le débiter tout d’une traite, l’encensduTemple (premier ou second, non précisé, mais « est-ce bien nécessaire » ?) Et cette plante est le styrax, ou « liquidambar« , arbre décoratif, issu de pays chauds, et qui a des propriétés (la racine du liquidambar, je veux dire) antiseptiques, et tout particulièrement pour les bronches … ce qui faisait bien mon affaire …

    Et voilà, dans une concordance en français, celle de la TOB, les emplois du verbe et du nom commun « nâTaf ; nâTâf ». Le « T » correspond au deuxième « t » de l’hébreu », la neuvième lettre de l’alphabet, TeT.

Une autre source, le site http://membres.lycos.fr/jattal/    indique :

NATAF : nom d’origine hébraïque nataf signifiant benjoin (résine aromatique tirée du styrax), et par extension parfum.

et encore un : http://www.sefarad.as/alfabeto.htm

qui nomme les lettres de l’alphabet et explique leurs noms, avec un petit plus pour le « tet » qui porte bonheur s’il apparaît en rêve :

  • … la nun tiene dos formas. Una para cualquier parte de la palabra, con forma encorvada; y otra para los finales de palabra, recta.
  • La letra Tet está escrita en la Torá por primera vez en la palabra Tov,bueno. El Talmud nos dice que aquél que ve en sueños una Tet, es señal de algo bueno.
  • Esta letra por su nombre Peh hace alusión a la boca de la persona, en hebreo « peh« .
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Quelques liens, un moment j’ai rassemblé des informations sur le nom, et sur la famille à Tunis

  1. http://ogonyok.free.fr/textes/origines/textes/icilio_9.htm
  2. http://ogonyok.free.fr/textes/origines/textes/nat_lenom.htm
  3. http://ogonyok.free.fr/textes/origines/textes/nat_lenom_2.htm

On me demande parfois si tel ou telle Nataf est de ma famille et je dis toujours non. Les fils de mon cousin Jojo sont au Raincy et à Marseille, Maurice et Félix. Sa fille qui est devenue Madame Cherki, est à Marseille aussi.

J’ai raconté la ferme, Beaulieu, sur de vieilles pages perso, j’en reprends des passages sur ce blog, histoire de les faire circuler.

  • Et voilà (décembre 2013) qu’apparaît un cousin féru d’arbres généalogiques … vite des liens, voir sur mon ordi, C:\Users\Gilda\Documents\ludiques\lafamille_origines

prénom Ika (Sarika)

ika_portrait_2

  • Oui, hier c’était l’anniversaire de ma petite mère, et une amie m’a demandé quel était son prénom … Réponse en trois temps, le prénom reçu à la naissance, à Salonique, alors ville de l’Empire ottoman, Sara (sans h), celui qu’elle a reçu ou choisi en devenant française, Suzanne et le diminutif qu’on lui a donné  … Comment, pourquoi ce diminutif ? Sara était une  Jeune instit envoyée à Tunis par l’AIU pour « évangéliser » de manière très laïque les enfants juifs supposés analphabètes. L’AIU c’était l’Alliance israélite universelle, qui a joué un grand rôle dans la scolarisation, l’apprentissage du français au Maghreb. Elle débarque donc à Tunis après ses quatre années de pensionnat à Paris. Elle découvre Tunis à la rentrée 1910 et se lie avec des collègues, dont ma tante, sa future belle-sœur, Ida Nataf, mariée à Rémy Hakim, tous instit et futur directeur d’école de l’Alliance.  En 1914, le 6 mars, naissance de  Flora Hakim, de Flora à Florika il n’y a qu’un pas, vite franchi par Sarika, amie de la famille, et quand Flora commencera à parler, à son tour elle dira Ika en réponse à ce diminutif … Et Ika va devenir le prénom usuel de celle qui des années plus tard sera Tante Ika.
  • http://ogonyok.free.fr/textes/origines/textes/tante_ika_2.htm
  • et voilà des roses, envoyées par Anik, Anik qui m’a demandé « quel était son prénom » …
  • https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151780616248468&set=p.10151780616248468&type=1&theater

David Collin, Les cercles mémoriaux

David Collin.-  Les cercles mémoriaux.- L’Escampette, 2012.

 

 

 

    » Les lettres blanches de H.I.J.O.S. se détachaient de la façade d’Anchorena 76. H.I.J.O.S. pour Hijos por la Identitad y la Justicia contra l’Olvido y el Silencio, l’association des enfants perdus, les fils de, les filles de, les abandonnés au seuil de leur vie. Fils de disparus, les enfants fantômes remontaient du plus profond des limbes et découvraient que leurs parents n’étaient pas vraiment leurs parents, que leurs origines se perdaient dans les heures les plus sombres de l’Argentine, et qu’il leur faudrait affronter leurs peurs les plus souterraines pour admettre ce qui s’était passé et reconnaître qui ils étaient vraiment. »

 

   Pour les vingt ans de l’Escampette, rencontres, un peu de bruit. Vive les petits éditeurs, surtout quand ils se sont inventé de si jolis noms … J’achète donc Les cercles mémoriaux, suivant un conseil de CC, je commence, le premier chapitre est « plein d’atmosphère », beau mais un peu inquiétant. J’oublie Les cercles quelques jours et voilà qu’ils me manquent, que je veux savoir où ils mènent. Un premier choc, la mémoire revient mais je suis impatiente, je prends le livre par la fin, je remonte de chapitre en chapitre de la troisième (de la dernière)  partie : BUENOS AIRES.

   Et j’ai beau avoir lu, distraitement, la 4e de couv’, je ne m’attends pas à lire ce paragraphe, los HIJOS. Et au passage une phrase de Borges, sur la mémoire et l’oubli, lequel des deux est le plus important … A mon tour d’être bousculée … je note ce paragraphe et retourne à ma lecture.

   Un livre une recherche, la méthode, les méthodes pour reconstituer un passé … un de ces livres qui comptent.

Raymond Federman – Quitte ou double

Raymond Federman ! un jour j’ai acheté tous ses livres, une dizaine, enthousiaste, puis c’était quand même trop à la fois, j’en ai oublié et hier soir un peu de rangement, un livre mystérieusement couvert d’un papier cadeau, donc d’un papier opaque et là c’est fichu tu ne sais jamais ce qui se cache dessous ou dedans …
La surprise, j’ouvre, je feuillette, comprends pas c’est écrit un peu dans tous les sens, jeux de typographie, des blocs, décalés en escalier en disons en zigzag, des boutons contenant un tout petit texte, un mot, losanges diagonales … drôle, bizarre mais qu’est-ce que c’est ? où est le titre, le nom de l’auteur ?

Bon ! je le remets sur la pile mais cette fois il est tout en haut, et je vais me coucher, ce matin, attirée, faut bien que je sache qui est caché dedans … oui c’est lui c’est RAYMOND FEDERMAN lui qui a dû sa vie le fait d’échapper à la rafle du Vél’ d’Hiv’ et à tout le reste, aucun membre de sa famille n’en est revenu, sa mère l’avait poussé dans un placard, le temps de le cacher avant qu’ils soient tous embarqués …

Son histoire, celle-là, je l’ai entendu la raconter à Laure Adler un été, il était annoncé comme américain et le voilà avec un accent parisien, parigot même …

Le livre que je retrouve, ouvre et commence à lire, un de ceux où on s’immerge, adieu le quotidien, c’est QUITTE OU DOUBLE.

J’en reparlerai … il est un peu indéfinissable, faut reprendre souffle et s’en imprégner d’abord.