Posts Tagged ‘cuisine’

une journée tout ordinaire

qui estcePas comme celles de l’ami Meridien https://www.facebook.com/notes/meridien-ahmed/journ%C3%A9e-particuli%C3%A8re-25eme-partie/10152838974382244

Non, une journée de retraitée tranquille, qui a la chance de ne pas s’ennuyer, de rencontrer des amis, des réels et des FB …

Commencer au lever ou au petit moment de lecture la nuit ? on se lève, appel du café, gestes machinaux, écouter la radio, il y en a une dans chaque pièce, selon les jours c’est la fin des Matins de France Culture ou l’émission qui vient après, La fabrique de l’Histoire, à dix h je change de radio, France Musique, allumage de l’ordi, petits va-et viens ordi cuisine – sortir ce matin ? parfois, oui, et alors il faut un peu se remuer, pas traîner. Si je m’assois à l’ordi c’est fichu je ne bougerai pas avant midi, une heure même et un peu plus.

Il y a les jours de soins au balcon, arroser, baigner (azalées), et des fois balayer, c’est fou ce que ça se remplit de feuilles, de débris, un balcon ! déplacer quelques escargots un peu trop gourmands, je les envoie au jardin mais ils reviennent, ces chers. Pour les limaces, pas de pitié. Et il y a Madame la Fougère, exigeante, elle vit à l’intérieur, pas loin d’une fenêtre, elle trône. Pour elle pas seulement un bain tous les deux-trois jours mais aussi la douche, tout doucement, longuement, qu’elle s’imagine être sous la pluie, elle reverdit.

En permanence, la radio ou Spotify qui me laisse choisir ma musique, mais beaucoup la radio, compagnie, source d’informations, éveil à toutes les curiosités, les vies ordinaires ou pas. Ce matin, samedi, Concordance des temps, en semaine La Fabrique de l’Histoire et tant d’autres. J’aime les émissions de Laure Adler le soir, Hors Champs. Je regrette fort que celle d’Alain Veinstein,  Du jour au lendemain,  ait été supprimée et qu’on ne puisse même pas l’avoir en réécoute. La radio, ce sont des voix très chères qui la composent, elles tissent votre vie en toile de fond.

Lire ? surtout le soir, la nuit même, sur le coup de 3-4 heures du matin il m’arrive souvent d’être tout à fait réveillée et c’est alors une à deux heures de lecture, tranquille, pas de bruit, ce sont les meilleures lectures, celles que je ne fais pas dans la journée, qui me paraissent difficiles. Et il y a aussi tous les textes des amis FB, les poètes,  ceux qui chroniquent, qui écrivent, ,décrivent.

La famille, elle est réduite, quelques coups de fil ou de rares visites mais on sait qu’on est là et il y a tous les souvenirs tous ceux qu’on a aimés.

De quoi est faite une journée encore ? de mille petits riens, un colis, la vaisselle, le marché le dimanche et parfois jeudi, un truc à essayer style bricolage, et c’est pas mal aussi quand ça marche !

Je pense à ce livre « une vie d’algérien, est-ce que ça fait un livre que les gens vont lire ? » … un livre années 70 …

Éditions du Seuil, 1973 – 184 pages
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une ghreiba ou un kourabieh

kourabieh_01La question n’était pas, au départ, masculin ou féminin, mais qu’est-ce que ces deux pâtisseries ont de commun. Et d’ailleurs pourquoi se le demander, l’une familière, notre ghreiba de Tunis et l’autre plus ou moins exotique, le kourabieh. Jusqu’au jour où arrive une boîte de kourabieh, venant de Grèce, je déchiffre le nom. Et forcément on goûte, ils sont délicieux, (vente en ligne mais oui !). Et puis, le goût, la texture ou la consistance, friable, me rappellent quelque chose … non, il n’y a pas de madeleine en vue. Passe la nuit, ce mot de kourabieh revient, je me suis demandé si c’était un mot grec puisque c’était l’origine de cette boîte à délices. Affleure alors le nom de « montecao », qui doit être plus ou moins d’origine portugaise. Montecao, montecao, mais c’est un autre mot pour parler de la même pâtisserie, la ghreiba (farine de pois chiches, ou d’amandes …) et de sucre glace, avec du beurre, le tout mélangé à la main, au pilon, et cuit à for très doux, quelques minutes … Et brusquement voilà que s’alignent les consonnes de la ghreiba et du kourabieh GH R B d’un côté, K R B en face,  seule la première diffère de l’un à l’autre. C’est, j’en suis persuadée, le même nom malaxé dans un environnement différent, où on passe de Gh à K, et autres variantes sur les gutturales (allez dire coeur en arabe, selon que vous êtes tunisien ou libanais).   Je sens qu’on va organiser une kourabieh-party !   Kourabiedes aux amandes de Lamia – biscuit grec …

Les commentaires (celui d’Apostolidou … Laliamou) m’apprennent que le kourabieh est la pâtisserie de Noël en Grèce, et voici une recette : http://www.lepetitjournal.com/athenes/a-voir-a-faire/gastronomie/21962-fetes-melomakarona-et-kourabiedes-les-biscuits-de-nogrecs

le pèse-sirop de ma grand-mère

Un instrument de précision, une pratique scientifique, et l’art  de faire les confitures ! C’était le pèse-sirop de ma grand-mère.

[je retrouve un article http://gildotchka.wordpress.com/page/20/ qui raconte ces confitures]

Je ne me souviens pas précisément l’avoir vue opérer, mais je la revois dans « la salle » occupée à faire ses confitures. Elle en faisait de tous les fruits, oranges, pêches, la confiture de melons aussi, plus rare, moins recherchée. Il y a eu un jour une confiture ratée, brûlée,  indigne de la grande spécialiste. C’était une confiture de courges, transparente, d’un vert clair avec de petites tranches d’amandes grillées. Je ne sais pas en quoi elle était ratée, la couleur ? nous l’avions baptisée huile de moteur et nous nous sommes empressées, mes cousines et moi, de la consommer, qu’il ne reste pas trace de ce ratage ! La confiture d’huile de moteur est restée dans nos mémoires.

Mais le clou c’était la confiture d’écorces d’oranges, l’écorce découpée en lamelles selon des méridiens, et les lamelles enroulées et enfilées en chapelet avant d’être mises à tremper pour être cuites et confites. L’opération durait plusieurs jours, cuire, laisser reposer, ajouter du sucre …  Les chapelets ressemblaient à ces colliers d’ambre qu’on voit dans les pays producteurs (l’ambre de la Baltique).

J’ai retrouvé, unique vestige ou héritage de Nonna Doudoun, son pèse-sirop, dans un étui en carton. Quel âge a-t-il ? Est-il venu avec elle de Salonique à Tunis, autour de 1925 ? Il semble avoir souffert, malgré son emballage : quelques grains de plomb se sont échappés de la ventouse  … Mais c’est une relique !

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week-end russe à Paris et banlieue

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ça existe ? bien sûr que oui ! et ça pourrait s’appeler l’hospitalité. Et ce n’est pas seulement l’hospitalité russe comme le veut le cliché, ici les russes, les orthodoxes, sont hôtes, invités d’un lieu, faut-il dire un couvent ? appartenant à des sœurs très catholiques, ouvertes,  accueillantes ! Bravo, vive le partage et la fraternité bienveillante ! Nous sommes à Epinay sous Sénart, une banlieue de banlieue si on peut dire, qui n’a pas de gare en propre mais qui est desservie par la gare de Brunoy, autocars et parcours piétons pour les plus courageux.

Epinay, quelques tours, des pavillons, beaucoup de sport,  une statue de Jacques Anquetil sur son vélo à un carrefour très fréquenté.

Et voilà sa Chapelle …

http://www.egliserusse.eu/Chapelle-Saint-Martin-Sainte-Genevieve-du-Seminaire-Epinay-sous-Senart_a1195.html

Le lieu, la célébration du culte se fait en français, avec quelques chants en russe, déplacements, rituel à la mode russe et je peux vous assurer qu’on s’y trouve très bien … vive cette hospitalité, ce recueillement partagé.

A Épinay une vraie église russe est en construction, tout en bois, arrivée en kit : http://www.youtube.com/watch?v=aF-vjx41eK4

Voir aussi http://www.youtube.com/watch?v=d3-1DdR96WY

et une dernière vidéo, hors de ce week-end du tournant de l’an http://www.seminaria.fr/Concert-du-choeur-du-seminaire-a-l-eglise-Saint-Damien-d-Epinay-sous-Senart_a639.html

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Mais à Paris, à Paris elle est bien connue la grande église russe de la Rue Daru …

Et il y a aussi de bonnes boutiques, la culture c’est aussi la gastronomie, les vitrines de Petrossian (seulement les vitrines mais il n’est pas interdit d’entrer) … les photos de D, regardez

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С Новым Годом

С Рождеством Христовом

http://www.ina.fr/video/PAC9701017909

http://www.franceculture.fr/emission-culturesmonde-0

le goût du vin le goût des mots

Pour continuer avec le vin et le billet https://alalahune.wordpress.com/2013/06/18/le-theme-du-vin/

On pouvait deviner, ou pas, que je parlais d’un certain NS  passeur de mots.

Le prénom de la terre.
Le ciel metransperce les poumons
Ma boucheest parsemée de tétons
Je bois dubleu au gout blanc
Coulent demes yeux des fleurs mamans
Tu es lerester du verbe partir
L’aimer du cœurchérir
Tu es lesourire du verbe dire
La sujet ducomplément élire.
                A.M

 

L’électron libre, l’acrobate là-haut sans filet sans échelle  … un funambule ?  

Elles sont faites de quoi, tes antennes, comment elles sentent, comment elles font, elles sont ? Sensibles, vivantes, attentives — j’aimerais glisser ici des photos d’antennes d’insectes —

En lisant en écrivant, ou l’inverse, les allers retours, l’écrit le lu, l’entendu …  l’écho, le ballon lancé et qui rencontre d’autres antennes, l’interaction, l’amplification, le retour …

Le lire des mots c’est tellement vaste, un peu aléatoire, retors. Chacun ajoute, apporte, une intuition, une hésitation,  adhésion tourbillon … Les mots en bouche le goût de les dire, une fois deux fois dix, les voir écrits, les sous-entendre les rouler les malaxer, tellement physique le mouvement les corps …  les particules qui bougent bougent, s’agitent.

Lire, rencontrer un texte c’est un peu comme raconter une histoire à un enfant, l’émerveillement auquel s’ajoutent un peu de souvenirs, d’autres histoires, comment on les a écoutées quand on était, soi-même, enfant, la tourne des générations, cet échange d’imaginations, je donne tu donnes j’attrape au vol, tes yeux m’en disent davantage et on marche main dans la main. C’est bon, aujourd’hui ou en souvenir, c’est maintenant.

le loup au fenouil

Pourquoi parler de cuisine ? J’ai cru que j’avais « inventé »  une recette : pavé de saumon au four avec de grosses feuilles charnues de fenouil, qui vieillissaient dans le bac à légumes. Inventé ? voilà que depuis quelque temps je me targue d’inventer des recettes de cuisine, moi piètre cuisinière !! pourquoi ?  envie de rattrapage, déni, défi ? il est bien tard quand même … je le sens comme une envie d’exister, de ne pas baisser les bras ou m’ennuyer. Et cette envie d’en parler … curieux, oui pas trop intéressant … En fait ce qui me chatouille, c’est « inventer« , c’est beaucoup, c’est trop pour moi.

Je me dis que je vais en parler, l’écrire, un petit mot pour blog,  un titre ?  « Pavé de saumon au fenouil »… des mots neutres qui ne parlent pas !  mais … le Loup au fenouil, lui  il existe bien, il évoque les repas au bord de la mer, Nice,  la Darse, les restaus sympa au bord de l’eau,  un nom, les mots qui chantent. J’aimais la Pelforth brune, en verre ballon.

Alors un Loup …  http://madame.lefigaro.fr/recettes/loup-au-fenouil-111210-112193 … une recette de madame Figaro (et tant pis si ce n’est pas mon journal, basta les interdits sectaires)

http://www.de-la-fourchette-aux-papilles-estomaquees.fr/article-23523315.htm

  • les mots qu’on répète, ni queue ni tête, ils viennent, reviennent, tournent  « loup au fenouil », « Tata Ninette », « à côté de Tata Ninette » … c’est sans fin, mais arrête ! tu ne peux pas ! non, Philippe autour de cinq ans, huit ans … chansons inventées, c’est dans la tête une sorte de ritournelle, la ritornella la la la tarentella la giovinella
  • Un jour j’avais découvert que Giovinezza, l’hymne fasciste, avait été, à l’origine une chanson d’étudiants, les paroles figuraient dans le manuel d’italien, je les ai apprises et me suis mise à les chanter souvent, manière de réduire l’autre ? et ce manuel d’italien Barincou et Camugli … il en existe encore des exemplaires, en vente chez eBay   L’ITALIEN PAR LES TEXTES – BARINCOU – CAMUGLI – ULYSSE – Classiques Hachette
  • Plaisir de se rappeler, les paroles la musique d’une chanson, le nom un nom oublié, de ces petits plaisirs qui … tournez manège … voilà
  • Trois petites notes de musique … https://www.youtube.com/watch?v=9VH6iGPrlec

les spaghetti, un jeu d’enfant ! je croyais, mais …

gbouffeBrunoy_007Des spaghetti, facile ! même des comme moi qui ne savent pas faire la cuisine en sont capables ! C’est ce que je croyais jusqu’à … jusqu’à ce que j’aie vu ce que j’ai vu, mais hélas pas retenu ! c’est subtil voyez-vous

  • Voyons d’abord « la méthode simple », celle de mes parents : faire bouillir de l’eau, en bonne quantité, ajouter quelques gouttes d’huile pour éviter tout débordement, on met les spaghetti dans l’eau bouillante, le temps de cuire, on égoutte à la passoire et surtout on tient au chaud, on les remet dans le fait-tout j’ajoute la sauce ou le beurre et on sert tout de suite.
  • Mais, la préparation raffinée civilisée c’est tout autre chose ! d’abord il ne faut pas autant d’eau ! ah bon ! et puis dans cette eau on ajoute mille (pas tout à fait mais un certain nombre) épices et condiments, il faut que ce soit équilibré, aucun d’eux ne doit venir masquer le goût des autres … il y a de l’ail, mais tout le reste, je ne sais pas – j’ai bien demandé … réponse : à toi de reconnaître ! Diable ! Donc un certain secret …
  • C’est après la cuisson que mon étonnement va grandissant, les spaghetti sont soumis à un lavage en règle, à l’eau froide  !!!  j’en frémis encore ! puis abandonnés dans la passoire à égoutter ! alors là ! c’est du jamais vu … et ils resteront tout nus, sortis du bain, pendant la préparation de la sauce tomate … nouveaux soins vigilants, amoureux, pour obtenir une sauce un peu liquide qui viendra napper et surtout réchauffer ces petits spaghetti … voilà, après, pour le fromage râpé pas de divergences
  • Résultat : excellents ces spaghetti mais combien hétérodoxes pour moi mes ancêtres italiens de Tunis qui croyaient être détenteurs de la seule l’authentique manière de préparer una maccheronata  !