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le nuage de Chelm

Il y a aussi l’histoire qui raconte comment, mais sans le pourquoi, les habitants de Chelm sont ce qu’il sont, je vais essayer de la raconter, mais je l’ai vue dans un joli court-métrage, un dessin animé en yiddish – pas la peine de comprendre le yiddish pour suivre : en bref, nous sommes à l’époque de la création du monde o un peu après, les finitions. Et le Créateur distribue les tâches aux anges, tu vas porter ça à … ou là. Et les anges emportent chacun un ballot, comme le Père Noël sa hotte. Et voilà, l’un des ballots en forme de nuage – bien sûr les anges ne sauraient transporter leurs paquets autrement que dans un nuage – le nuage qui portait l’étiquette Sagesse (sous-entendu Bêtise) s’est pris dans les branches d’un arbre au-dessus de Chelm et a éclaté, comme un ballon ! Ce qui a fait, que tout le contenu du paquet s’est déversé sur la bonne ville de Chelm …

http://findingaids.cjh.org/index2.php?fnm=JacobMestel&pnm=YIVO

http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?p=211596

http://www.yivoencyclopedia.org/article.aspx/Wise_Men_of_Chelm

et

une histoire de Chelm et de lune …

Attraper la lune ! ah ce rêve ! Voilà comment un habitant de Chelm (Khelm) a cru un jour, une nuit, que ce rêve devenait réalité : par une nuit de pleine lune, un beau temps froid et sec, où la lune étincelle, il y avait à Chelm deux amis deux compères qui se promenaient. Et voilà que, dans un grand seau ils voient la lune, ah qu’elle était belle, elle les regardait, malicieuse. Tu sais, dit Shloyme (le premier ami) à Yankele (l’autre), maintenant qu’elle est là, dans le seau, on pourrait l’enfermer  et la garder pour toujours. oh oui ! et Shloymele met le couvercle sur le seau, tout content, demain matin on va pouvoir la montrer à tout le monde !  Mais le lendemain, il soulève le couvercle et, hélas …

Note : Chelm était une bourgade de Pologne, un shtetl (petite ville), réputée pour la naïve roublardise de ses habitants.

Cette petite histoire de lune voulait être un commentaire de La lune dans le puits (François Beaune)

le goût du vin le goût des mots

Pour continuer avec le vin et le billet https://alalahune.wordpress.com/2013/06/18/le-theme-du-vin/

On pouvait deviner, ou pas, que je parlais d’un certain NS  passeur de mots.

Le prénom de la terre.
Le ciel metransperce les poumons
Ma boucheest parsemée de tétons
Je bois dubleu au gout blanc
Coulent demes yeux des fleurs mamans
Tu es lerester du verbe partir
L’aimer du cœurchérir
Tu es lesourire du verbe dire
La sujet ducomplément élire.
                A.M

 

L’électron libre, l’acrobate là-haut sans filet sans échelle  … un funambule ?  

Elles sont faites de quoi, tes antennes, comment elles sentent, comment elles font, elles sont ? Sensibles, vivantes, attentives — j’aimerais glisser ici des photos d’antennes d’insectes —

En lisant en écrivant, ou l’inverse, les allers retours, l’écrit le lu, l’entendu …  l’écho, le ballon lancé et qui rencontre d’autres antennes, l’interaction, l’amplification, le retour …

Le lire des mots c’est tellement vaste, un peu aléatoire, retors. Chacun ajoute, apporte, une intuition, une hésitation,  adhésion tourbillon … Les mots en bouche le goût de les dire, une fois deux fois dix, les voir écrits, les sous-entendre les rouler les malaxer, tellement physique le mouvement les corps …  les particules qui bougent bougent, s’agitent.

Lire, rencontrer un texte c’est un peu comme raconter une histoire à un enfant, l’émerveillement auquel s’ajoutent un peu de souvenirs, d’autres histoires, comment on les a écoutées quand on était, soi-même, enfant, la tourne des générations, cet échange d’imaginations, je donne tu donnes j’attrape au vol, tes yeux m’en disent davantage et on marche main dans la main. C’est bon, aujourd’hui ou en souvenir, c’est maintenant.

La jeune fille Automne – en russe Ocyen’

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L’histoire de cette jeune fille, Ocyen’, qui fut capturée par un méchant magicien. Je l’ai lue un jour sur le net, et je n’arrive plus à la retrouver. Alors je vais essayer de raconter, comme je m’en souviens, cette histoire de méchants, de prison, de méfaits et un jour, de libération. La victime de ce méchant magicien ce n’est pas seulement Ocyen’ mais avec elle la Terre, les hommes qui la peuplent, parce que l’alternance des saisons, c’est vital.

Je ne sais pas raconter avec toute la poésie, les péripéties, la multiplication des conditions imposées sous peine de … le plus souvent de mort dans les contes.

Parmi ces conditions je me souviens de celle-ci : avec un fil fin comme un cheveu, il fallait tisser une toile ? un filet ?

Et comme dans tous les contes il y a une bonne fée qui vient en aide à la pauvre captive, lui permet de déjouer les pièges  …

Je me souviens que la captivité d’Ocyen’ dure plusieurs saisons, mais justement il n’y a plus de changement de saison, puisque Ocyen’ est captive et que Zima, l’hiver, ne peut pas la remplacer, avec le froid, sa belle neige, et sur terre tout pourrit, les moisissures envahissent les bois, les maisons, les bêtes meurent faute de foin, plus de récoltes il n’y a pas de printemps ni d’été non plus …

Je ne me souviens pas d’autre chose, et ce n’est pas un récit, juste une trame …

  •  Mais peut-être quelqu’un viendra-t-il viendra-t-elle m’aider à reconstituer cette histoire …

le général Dourakine et Konyok gorbunok

  • jouet de bois russe Héros sympathique de mon enfance, avec ce nom de la Comtesse de Ségur née Rostopchine.

Certains de ses livres étaient gnangnan avec « ma bonne » et toute cette bonne éducation les hypocrites les  authentiques, Diloy le Chemineau  … de tous ses personnages, celui qui se détache c’est bien le Général Dourakine. Dourak en russe c’est « idiot » mais cet idiot est celui qu’on aime, c’est un naïf opposé aux fielleux aux rusés intéressés et avides de gloire ou de fric.

  • L’idiot de Dostoevski, incarné au cinéma par Gérard Philipe, niente meno !
  • Ivan-dourak, Ivan l’idiot, le benêt le demeuré du Petit cheval bossu, Konyok gorbunok -Конек горбунок.

Konyok est devenu un ballet, musique de Rodion Chédrine (j’adopte l’orthographe de l’IRCAM) avec Maya Plissetskaya et un ou des dessins animés, vidéos en ligne : celle que voici a des personnages typiques tirés des contes russes mais aussi des aspects hollywoodiens.

Susanne Lang – 4 Pieces from The Humpbacked Horse: 4 Pieces from The Humpbacked Horse: No. 4. I Play the Balalaika

Dans Konyok gorbunok, Erchov a raconté cumulé plusieurs légendes russes, et l’oiseau de feu (jar ptitsa жар птица) et non russes, l’histoire de Jonas ou de Pinocchio avec son monstre marin gentil et finalement débonnaire, tellement ronfleur, docile aux injonctions de recracher toute la flottille de bateaux, ils ressortent de l’antre toutes voiles dehors, chants de marins, c’est la joie !

http://myltiki.at.ua/news/konjok_gorbunok/2011-03-08-1652

retour en russe ou en Russie, en fantaisie

Maxime Gorki

Oui, cette grande passion pour le russe, je la croyais éteinte et appartenant au passé, fut, был (byl), c’era una volta … Et voilà que l’ami Claude lance l’idée d’une petite célébration pour dire voilà quarante ans nous nous rencontrâmes à Moscou, sur les bancs de l’école … quarante ans ça se fête ! A trente ans nous disions, oui, trente ans et trente kilos de moins chacun au vu de la photo de groupe, tout ce qu’il y a de classique, prof au milieu au premier rang, je suis juste à côté (honneur !), Claude tout en haut vu sa haute taille digne des plus beaux grenadiers …

Quel rapport, quels liens entre la personne qui figure sur cette photo et l’actuelle ? Bon, ce n’est pas le sujet , on passe.

Et donc comment allons-nous marquer ce quarantième anniversaire ? Si nous sommes encore là un jour ce sera le Quarante-et unième – Tchoukraï et son beau film, la nouvelle de Lavrenev, Boris  …  Boris comme B Petrovitch et tous ses livres transférés de Leningrad à Brunoy, pas « tous » mais tous ces …

http://video.google.com/videoplay?docid=-2191905693912839748#  – el cuaranta y uno  … vo sous-titres espagnol

  • Donc, en pré-programme, trouver musique à chanter à jouer, du matérieu pour parler de Russie de russe la langue, de russes l’âme slave pardi – même si elle n’est qu’invention de des sacrés français … trouver de quoi faire rêver comme nous avons rêvé, au fond c’est ça …
  • Fouille, cherche des idées, une intervention du séminaire orthodoxe d’Epinay-sous Sénart à la séance Orgue et méditation dimanche dernier à Brunoy … et la machine à envie de chercher s’est mise en marche, oui, le Gospodi pomiluy même en français et c’est reparti. Direction contes russes, Konyok Gorbunok (Erchov), d’où recherche il y a bien une musique de ballet, un ballet … Rodion Chedrine (orthographe de l’IRCAM) puis Rodion Chedrine tout seul (pour google il faut saisir Rodion, ça marche ). Et là, une cantate au titre étrange L’ange scellé ! Oui, c’est une sorte de nouvelle de Leskov, je dis une sorte … c’est une assez longue nouvelle sur les Vieux Croyants …
  • Et puis ça flotte ça navigue dns ma tête, souvenirs de titres, films, livres, « Le Quarante et unième », Boris Petrovitch (lui c’était un ami, voir blog à la date de … ), « Au loin une voile » (Радуга je crois, pas si sûre) …
  • Et « Vivre en russe », c’est un livre de P Nivat !
  • à suivre …

l’orgue (et l’ogre) de Barbarie

… l’orgue, l’orgue de Barbarie … oui, « popu », romance, belles images nostalgiques dans des films (Ophüls) et le grand orgue, terrible, impérieux prophétique.

Le quatrième Festival d’orgue, ouverture hier, dure une semaine, les Amis des Orgues de Brunoy sont une de ces belles équipes qui animent la ville la vie – une larme pour notre Palace – Chaque année une ou des innovations et toujours des invités au début très connus puis de moins célèbres mais quels musiciens ! bonheur, délices et orgues, les amours aussi, ces trois noms qui féminisent leur pluriel …

Un concert d’orgue, ou orgue ET … hier c’était orgue et percussions, Rameau organifié transposé pour l’orgue  et c’est fou ce que ça lui va bien. Public enthousiaste, il n’y a pas que moi qui aime l’orgue et là c’était plus que bien, baignés environnés transportés par ces airs qu’on connaît qu’on a entendus mille fois, Les Indes Galantes sont une source d’airs célèbres, et les voilà renouvelés d’être joués à l’orgue. Reproduction d’un cd, oui, les programmateurs sont partis d’un cd, « l’orgue de Cintegabelle » et se sont dit « il nous faut ça » le cd est redevenu « live »

https://www.facebook.com/pages/lOrgue-de-Cintegabelle/130087407073684?sk=wall

http://www.youtube.com/watch?v=53YRRzgoCz4

j’espère que la vidéo va se dérouler, elle montre les deux musiciens Yves Rechtsteiner (orgue) et Henri-Charles Caget (percussions).

ORGuE si on change une lettre une seule on tombe sur orgie, si on l’ampute de l’u, on débouche sur un grain d’orge (un orgelet) d’où l’ogre, l’ogresse encore plus terrible mais pas tant, elle n’est pas tout à fait sérieuse l’ogresse, la ghoula (chère à Naceur Khemir).

Pourquoi ces « variations » ce massacre de l’orgue ? ce n’est pas un massacre, non, mais il y a une telle impression de plénitude, d’achèvement (On achève bien les chevaux), l’orgue c’est Tout c’est le cosmos, le monde à sa création, les roulements de tonnerre et soudain au beau milieu le sifflement d’un oiseau … aucun autre instrument ne peut à ce point envelopper, saisir … C’est peut-être par là que m’est venue cette idée – saugrenue, j’ai voulu l’écarter mais elle a persisté, insisté, elle est revenue, oui l’Ogre fabuleux terrible mais, mais non, on peut l’apprivoiser ce monstre, ce vaisseau immense qu’est un orgue dans la nave, la nef d’une église, c’est … une coquille de noix sur l’océan, autour peut être rugissements, mais lui le nautonier, il va (e la nave va, Fellini, carissimo) et il est serein, tranquille, il ne lui arrivera rien, il s’élève. L’orgue c’est une venue au monde, c’est gigantesque …

Mes premiers souvenirs d’orgue, il me semble que je les dois à unen écoute de disques des 78 tours, encore à Tunis, chez Angel Lumbroso, puis au cinmméa et je tourne autour de films de Cocteau, les Enfants terribles, lesParents terribles,  mais je n’ai pas encore trouvé …

O comme осень, l’automne (en russe)

         

  

осень, prononcer ossyen ou plutôt ossyène … c’est un joli nom féminin.

Je vais vous raconter une histoire incomplète mais vous allez voir pourquoi … Ce soir, sans aucune raison logique, je suis tombée sur un joli blog,  celui d’une conteuse et cette rencontre m’a donné envie d’abord de lui parler de mon histoire incomplète puis de lancer une bouteille à la mer et lancer un appel, qui sait quelqu’un la connaît peut-être et viendra nous en dire la fin et tout le déroulement.

C’est une histoire que j’ai lue sur le net, je ne la connaissais pas avant et je suis incapable de dire si c’est un conte traditionnel ou une création …

Alors voilà ce dont je me souviens pour le moment … et je vous communiquerai l’adresse de ce blog …

осень était une belle jeune fille aux cheveux longs, fins, soyeux … elle apparaissait chaque année, amenait la pluie et au bout de trois mois cédait la place à Madame Zima (l’hiver, en russe). Mais voilà qu’un méchant enchanteur un beau jour décida de la retenir prisonnière  et il posa de terribles  conditions à sa libération. Plusieurs candidats malheureux tentèrent l’aventure (du style repêchez un anneau au fond de l’océan, l’impossible !) et осень demeurait prisonnière et l’hiver ne pouvait pas s’installer et il y avait tellement d’eau partout que tout pourrissait …

Dans tous les contes vient le dénouement, le beau prince valeureux vient à bout des incroyables difficultés de l’entreprise, libère la princesse, après quoi « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », formule rituelle pour les contes, en français …

Les contes russes sont merveilleux je vous assure et ils ont été illustrés – oh que c’est beau ! par le peintre Bilibine …

Ivan Bilibine - 1905
  • Qui de vous – en espérant avoir quelques lecteurs quelques lectrices connaît cette histoire ou a envie de la raconter à sa manière ?