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l’arroseur arrosé ou le boudeur boudé !

Bonjour ! Par où commencer ? Par le boudeur, c’est moi, en tant que FBophile avertie, chevronnée,  mon petit commerce bien installé avec les habitués, donneuse de conseils, etc

Et donc je râle par-ci, rouspète par-là, contre le formatage, qui devient de plus en plus étroit, corset, baleines,  minerve oui ? sauf que Minerve est un modèle, la muse, l’icône de la sagesse et que porter une minerve, ah que c’est pénible.

Bon ! pas de détours ! je me suis pris les pieds dans le tapis, alors à qui m’en prendre ? Ce coup-ci ce n’était pas la faute à Facebook. J’ai quand même quelqu’un dans le collimateur, quelqu’un d’hyperpuissant, Google en personne mais là je n’oserai pas émettre le moindre grognement. A tout seigneur …

Et voilà que je brode encore ! Les faits ! Hier en cherchant ma page Hlima Tounsiya, je découvre que la barre des menus (sur Chrome) a disparu, bon, je vais la réinstaller ! mais non, ça ne veut pas marcher, essais, répétitions, agacement. Et du même coup (pas bien compris comment) voilà que je trouve porte close sur FB, vos papiers, mot de passe … Et le mot que je donne n’est pas le bon !! faute de frappe ? procédure, prouvez que vous êtes vous, vos papiers ! invalides ! comment voulez-vous établir le contact ? SMS ? mail ? code sur votre portable ? et là ça recommence, le code que je recopie n’est pas le bon ! deux fois, trois, n fois … Au bout d’un moment ça prend un tour kafkaïen, je suis au pied du château et d’en haut on me lance des pierres ! ou alors on m’ouvre une porte énorme qui donne sur un couloir désert, c’est fait pour m’affoler, me confondre. Et voilà en effet que FB gronde, abus de fonctionnalité ou je ne sais plus très bien le terme employé. Et puis un ordre, péremptoire, toutes dents dehors, le molosse crie « ralentissez  » ou sinon votre compte va être bloqué ! »

Mamma mia ! je tente encore une fois ou deux et je quitte Chrome et Hlima pour me réfugier en territoire MozillaFirefox, là au moins … Et voilà que ça recommence, j’aurais dû aller faire la sieste, au lieu de m’embrouiller encore plus et plus. Mais allez savoir pourquoi quand on a commencé ces histoires de mot de passe, on s’acharne et tout va de mal en pis !

Alors moi qui me disais, j’arrête FB, j’en ai assez de ces formatages, des questions répétées « vos informations, à quel âge ceci, depuis quand avez-vous arrêté de fumer … » non mais ! ça vous regarde ? au début, on disait ou on ne disait pas ses états de service et basta ! Donc j’étais très remontée contre FB inquisiteur pinailleur grrr. L’occasion était là de me désintoxiquer, j’y passe des heures tous les jours. J’utilise FB comme un agenda, j’y note plein de choses que je ne veux pas oublier mais voilà ! Je ne sais plus (et ça c’est l’ordi) noter sur un papier, un carnet, je n’ai plus d’agenda sinon un gros pour les rendez-vous de toubib ou  de kiné. Je ne sais plus écrire autrement qu’au clavier …

Et puis j’aime pas qu’on m’interdise, interdite d’accès à FB, de quoi de quoi ? Voilà comment j’en suis venue à renouveler mon compte gmail, mon compte FB …

Comment ça va ? en bien et en mal, en mal, un peu en exil c’est vrai mais en bien aussi parce que j’ai renoué avec les premiers amis appelés au secours, et avec qui nous n’avions pas bavardé depuis longtemps, et là c’est du bon, du plaisant, vive les retrouvailles !

Et si un jour je suis d’humeur cool, zen, détendue, je reprendrai ma quête la conquête de mon ancien compte et j’offrirai une tournée générale !  à la vôtre, les amis !

O’Brother, des frères Coen

Vu hier soir sur ARTE ! quel beau film, pas un moment d’ennui ! actions, vraies gueules et pourtant elles sont un peu stéréotypées, les méchants ont vraiment la gueule de l’emploi, les candidats aux élections, poste de gouverneur d’un état ! ils sont affreux, obèses, fats, méprisants,  tout ce qu’on voudra mais ça marche. Et les trois évadés … Georges Clooney superstar, et les deux autres à côté, qui ne font pas le poids et donc valorisent le héros entre les héros  …Ces scènes de remords, plus ou moins sincères, les superstitions, les frayeurs et les miracles ! Il y a tout dans ce film, et quelques coups de théâtre, des retrouvailles, Pénélope ne l’aura pas attendu, un prétendant ridicule  mais qui fait de la résistance, des vidages, des vols, des hold-up caricaturaux. Une certaine Amérique profonde …

J’avais vu le film au Palace, et il me restait l’image des évadés encore enchaînés, courant et se cachant dans les champs de maïs. Mais c’est tout, et je revois cette image sur l’écran du Palace, tout le reste a été oublié !

Et surtout j’avais oublié les chansons, les Culs trempés, les Les Soggy Bottom Boys, c’est bien ça ? quel groupe magnifique, et le public qui réagit !

http://www.dailymotion.com/video/x6di5f_soggy-bottom-boys-i-am-a-man-of-con_shortfilms

http://www.dailymotion.com/video/x6di5f_soggy-bottom-boys-i-am-a-man-of-con_shortfilms

http://www.dailymotion.com/video/x8vire_les-culs-trempes-soggy-bottom-boys_music

http://www.dailymotion.com/video/x10wqdm_the-soggy-bottom-boys-i-am-a-man-of-constant-sorrow-karaoke-version_music

  • Un article de l’Obs:

http://teleobs.nouvelobs.com/la-selection-teleobs/20131105.OBS3948/o-brother-homere-revu-et-corrige-par-les-freres-coen.html

Les bons jurons

elia_mohmer_3Les bons jurons, oui, comme ça fait du bien ! Ce matin, je lis un comm (un commentaire ok) particulièrement vil, bas, un sous-grade de comm et j’ai envie mais je me retiens, d’y ajouter le mien qui exprimera mon rejet de cette attitude. Bon, j’ai écrit deux mots, pas violents mais fermement réprobateurs.

Et puis je suis partie, faire autre chose, « brontolant » dans ma barbe « saloperie, va » mais bien sûr pas question de l’écrire, ce n’est pas le langage d’une octogénaire, voyons … Et voilà, merci ma mémoire, que surgit le beau l’énergique Saloperie vivante ! Il jaillit, j’entends la voix de mes hommes, mon père,  Elia qui l’aimait tant … un juron d’honnête homme indigné !  Et j’en suis toute retournée, ils sont là, je les entends je les vois, je suis à Beaulieu quelle bonne chaleur.

Oui c’était un juron masculin, les femmes … que disaient-elles ? Ah !  Khalti Meriem, elle jurait oui mais ses mots ne me reviennent pas … reviendront ? Je me souviens de ce qui les provoquait : et là c’était toujours une provocation masculine, il suffisait de prononcer deux mots, hnesh et jrana (hnesh le serpent ; jrAna la grenouille (A pour l’accent)) pour qu’elle éclate, fasse plus ou moins semblant de se fâcher …

Voilà ! et vive un bon juron bien asséné ! chaud au coeur.

(brontolare, italien pour grommeler)

certain CV

A propos d’un livre de JL Fournier, Le CV de Dieu, édité chez Stock.

J’ai mentionné ce livre sur ma page FB et un ami très cher m’a dit ne pas avoir aimé, ne pas aimer …
Ne pas aimer quoi, qu’on écrive des blagues sur Dieu ? Qu’on en parle comme s’il « était des nôtres », un sujet de SM le Marché, qu’il devait rédiger un CV …

Je me suis dit, je vais supprimer ma petite note et puis non ! On peut blaguer, chahuter et être croyant ! Si on s’autocensure … Si … C’est le genre d’arguments qui va se développer en disant « si on commence … jusqu’où ira-t-on ? »
Donc un argument à éviter parce qu’il ne permet pas d’avancer, il ne fait qu’opposer une inquiétude à un tabou.
Comment parler de Dieu ? Les juifs orthodoxes s’interdisent d’écrire son nom et inventent des moyens de ne pas le faire tout en … Mais en bonne laïque – comme on dit un bon croyant – de quoi s’agit-il? Peut-être de la façon dont une société un groupe, utilise le nom, la notion de Dieu. Veut-on un Dieu gendarme ? Un Dieu amour ? Spiritualité ou police, répression … Un Dieu dans la ville ou dans mon for intérieur … Ou les deux, selon le moment.
Je n’aime pas qu’on ramène l’idée de Dieu à une fonction de maintien de l’ordre, ni à aucune fonction.
Et je ne veux pas me laisser entraîner à un débat avec chasse aux sorcières.
Donc je laisse sur ma page cette référence à un livre, que je n’ai pas encore lu. Ce n’est quand même pas L’arbre de la connaissance et l’Interdit !

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Et, comme c’est étrange, voilà que mon article, même pas publié, m’amène un commentaire, encadré rouge, disant : « Occasionally, some of your visitors may see an advertisement here » … pardon, je fais de la publicité ? masquée, déclarée ? mon article ne pourra pas paraître ??

lire Céline

En bref, j’ai commencé mais vraiment commencé Voyage au bout de la nuit ces jours-ci. Avant, je l’avais un peu feuilleté, lu par ci par là, des passages et puis laissé tomber, d’autres urgences. Et là, je l’ai repris au début et je ne lis plus rien d’autre, il me tient. Je sais toujours qui était le bonhomme, encore que « bon » soit plutôt difficile à dire … mais alors quoi ? Passionnant, sacrée plume, oui, on le sait. Mais, mais la lecture, de la bonne qui ne vous lâche pas. Plusieurs fois la page on a envie de noter une phrase, une description, quelque vacherie …

J’ai cité un passage sur Facebook et l’inévitable discussion, faut pas le lire, semeur de haine etc … Notre bonne conscience de gens de gauche, et alors … Alors quand même, j’en suis en gros à un tiers du Voyage et je me demande comment en parler … et mes bons sentiments reprennent le dessus : pisse-vinaigre, jamais un sourire, un élan vers quelqu’un, un moment d’abandon. Non, tout est calcul, les combines, innombrables sont associes à des portraits au vitriol – ça se dit, portrait au vitriol. Dominants, dominés, ils ont tous le même souci qu’ils habillent plus ou moins bien de jolis propos. Vanité, coups de gueule, détestation ou pleurniche.

Pas beau son monde, mais on ne peut pas dire que c’est le sien, non, c’est le nôtre et il découd la propagande, des grands discours aux petites mesquineries … Énorme talent d’un type pas sympathique du tout, ça suinte, ça renifle de partout et c’est un grand plaisir de le lire. Plaisir mélangé, la fange mais vue de haut, sonorisée, imagée pas imaginée, vraie.

Impatiente d’arriver à cette description des gogues de New York, alléchée (c’est du propre) par le bien que m’en a dit K ou J ou JL. Pour l’instant Bardamu vient de rejoindre sa case et son boulot en Afrique et moi je regarde, c’est quand l’Amérique ? plus qu’une quinzaine de pages …

Misr, l’Egypte, Tahrir …

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  • Et tahrir a ressurgi, noire de monde,

aux cris de arhal dégage ! en quelques jours, les billets enthousiastes de l’ami ZB, « la police lâche les islamistes » et de plus en plus proches ses « statuts » suivant à la minute l’actualité à Tahrir, au Palais présidentiel, sur les blogs … crescendo …

  • Et hier soir, l’annonce ! aussitôt les photos la joie au Caire et sur FB, pas regardé Twitter mais j’imagine les crépitements.

Et un nouveau mot arabe est apparu : tamarrod, rébellion

  • Des doutes cependant, les Frères vont jouer les martyrs etc …

Mains tendues, appels transocéaniques, sourires … que la joie demeure !

la voix des poètes

Ce matin, un poème choc, superbe, vous le cite ou vous donne un lien ?  « Vendeurs de sous »  de Nadire Seurman.

https://www.facebook.com/notes/nadire-seurman/vendeurs-de-sous-a-y/10151425645582193

En citer quelques vers ?  non, lisez tout … et puis aussi le site que je cite à plaisir : poesie-mekkara, du nom de ce fleuve qui baigne Sidi bel Abbes, SBA

http://www.poesie-mekkara.com/

Un recueil Nadire Seurman, sous presse

https://www.facebook.com/pages/Impo%C3%A9sie/147543492064252

je n’ajoute rien, seulement lire …  et une toute petite citation (poesie-mekkara)

« écrire les monts transparents parties rompre les continents
écrire la respiration des mers, des océans »

di Khaliastre (1922-1925)

Di Khaliastre, en yiddish, c’est la bande, au sens de la joyeuse bande, la fine équipe, ceux qui s’affranchissent … De jeunes intellectuels juifs de Varsovie, exilés en France ou sur place, ont lancé une revue d’avant-garde, di Khaliastre, à la belle couverture blanche illustrée, qui ne paraîtra que deux fois. Ces jeunes écrivains, poètes, révolutionnaires, étaient quatre. On pourra lire leur histoire dans le beau livre de Gilles Rozier, D’un pays sans amour (Grasset).

http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Livres/Pour-l-amour-du-yiddish-_NG_-2011-09-28-716883

http://www.franceinfo.fr/chroniques-le-livre-du-jour-2011-09-29-d-un-pays-sans-amour-de-gilles-rozier-565304-81-176.htm

Mais je veux les nommer ces quatre, Peretz-Markish, Ozer Warchavski, Melekh Ravitch et Uri Zvi Grinberg.

Ce groupe d’écrivains, aux tendances expressionnistes et futuristes, rassembla à Varsovie des auteurs locaux et d’autres venus tant de la Russie soviétique que de l’ancienne monarchie des Habsbourg : I. J. Singer, P. Markish, M. Ravitch, Uri Zvi Grinberg, M. Broderzon. Leurs revues (Khaliastre, 1922, deuxième numéro : Paris, 1924, avec la participation d’Oser Warszawski) ; Di Wog, 1922 ; Albatros, 1922-1923), constituent l’expression la plus achevée de l’avant-garde littéraire yiddish. »

  • Le Centre Pompidou a consacré une belle expo à cette avant-garde juive, yiddish, dans la Pologne des années 20. Je me souviens de ma surprise, de mon étonnement à découvrir ces figures, et c’est l’une des raisons qui m’ont conduite à apprendre le yiddish, pour sortir d’une imagerie folklorique de kaftans et accessoires.
  • De ces quatre, Ozer Warchavski est mort à Auschwitz, PeretzMarkish a été fusillé à Moscou en 1952, avec d’autres intellectuels juifs accusés par Staline de complots, les deux autres ont survécu et Uri Zvi Grinberg est devenu un homme de droite, en Israël.

Intéressant ce passage de l’intelligentsia révolutionnaire, sortie du ghetto (Peretz Markish et ses amis), victime du stalinisme, à son fils, Professeur à Genève et à son petit-fils, le Père (orthodoxe) Mark (devenu Makarius)  Markish … Extérieurement c’est la réapparition de la barbe, du vêtement noir, comme si l’appartenance religieuse affirmée devait se manifester par ces vêtements et port de la barbe …

Abbas Kiarostami

Like someone in love 

Le dernier film de Kiarostami, sorti à Cannes. Et dès le titre, surprise de l’anglais, mais on se dit, langue universelle et on ne s’attarde pas. Mais la langue du film, dont le lieu est quelque part au Japon, c’est le japonais, et, de la part d’un cinéaste iranien, c’est surprenant et pas gênant du tout non plus.

  • C’est un film un peu de non-dit mais aussi de non-vu ou de vu entre deux, indirectement, l’un voit l’autre pas. La fille dans le taxi, le chauffeur la voit dans son rétroviseur. La scène au café, vues latérales, la table voisine, le coup de fil aux toilettes, on entend mais sans voir, et surtout on ne répond pas, les appels, les messages, la voix neutre qui les annonce …
  • Chez le professeur, on voit les pieds, les chaussons, le petit repas préparé mais jamais consommé, le téléphone qui interrompt toujours une action qui va se dérouler … C’est du ravalé, rentré retiré sans être exprimé …
  • Le seul qui s’exprime, c’est le jeune, le soupirant, et encore au début il a du mal, il fume nerveusement avant de poser une question directe, entraînant des réponses qui n’en sont pas, mais qu’il interprète, lui, en fonction de son désir, de sa morale.
  • L’ancien étudiant qui s’intéresse à la genèse de la violence, cette rencontre amorcée au garage, et la discrétion des rapports directs … à l’opposé de la voisine à la fenêtre, véritable voyeur (voyeuse) qui parle, parle, sans même attendre une réponse sinon par monosyllabes … Et ce qui ne peut pas être dit !
  • Un vrai jeu … mené dans des lieux clos, même l’autoroute, on ne la voit pas, il n’y a pas de paysage, un péage, des ceintures, le volant et les visages en alternance.
  • En un mot, chapeau !

La musique ? la distribution … voir les sites e cinéma.

La sorcière, de Michelet

Jules Michelet. La sorcière

Je lis La Sorcière, dont Philippe et Mamie disaient tant de bien. Et je m’étonne d’avoir mis si longtemps à me décider ! Bon, je l’ai trouvé en ligne, sur ce cher publie.net l’un des sites de François Bon.

http://www.publie.net/fr/ebook/9782814505445/la-sorciere

  • Quelques passages copiés pour donner envie de le lire, et de petits articles sur Facebook, essayer de partager cette envie :