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les faux, les vrais et ceux qu’on ne sait pas

Voilà, des fois on lit quelque chose d’intéressant, surprenant, oui très intéressant et puis on apprend que c’était une blague, un hoax si cette info ou ce message vous arrive en ligne. Alors alors on devient méfiant, au coup suivant on marche, ou pas, mais on ne sait pas bien comment déterminer si on est face à un vrai ou son contraire.

Voilà, voilà … Y croire ou pas, en avoir ou pas, des amis sur FB …

 

Je ne sais pas, mais dans ma petite cervelle à trous (de mémoire, et divers), ce genre de questions vient rencontrer un questionnement autrement intéressant, posé dans ANNONCES, un film de Nurith Aviv.

http://www.cinetrafic.fr/film/39077/annonces

http://www.premiere.fr/film/Annonces-Documentaire-3792820

Les annonces sont ces grands évènements dont parlent les écrits des livres sacrés. Et voilà que la dernière des sept femmes interrogées par Nurith Aviv, Barbara Cassin, commence par parler de son beau prénom, Barbara la barbare et parle des dieux de l’Olympe, ces dieux au pluriel et sans majuscule donc. Je dis donc parce que majesté, unicité, d’où La Vérité.  Ecoutez la parler des vérités, à égalité, multiples. De cette Vérité unique et des autres, concurrentes mais qui peuvent se tolérer, tout en se disputant.

En fin de film c’est la réalisatrice qui vient devant la caméra et qui dit « je suis née dans ce pays … »

 

– Voilà, à côté de ces questions, de ces histoires, mon affaire de ce matin, savoir si une personne qui m’invite sur FB est la vraie personne ou un double, un multiple, après tout …

Une photo ? pourquoi pas Humphrey Bogart …

humphreybogart

 

 

 

 

 

visites guidées, pas à pas

Pas à pas, pas de tags excessifs, ne pas insister, laisser flotter, regarder, l’attention s’éveiller, se déployer, utiliser l’espace, laisser un espace mental libre, un peu de Ouf !

J’aperçois deux lignes de possibilités offertes par WordPress, formatage – le mot honni mais pas lorsqu’il s’applique à un texte. On peut choisir sa couleur, un mot en rouge !  On peut « écrire sans distraction », c’est à dire ??

Si on pouvait lire sans distraction, ce qui est devenu impossible sur Facebook comme un peu partout sur le net, envahis qu’on est de pubs, de meetic et autres séductions. Séduction prend un sens très large, commercial, pédagogique, je t’embrouille, je veux que tu m’écoutes, « je parle sérieusement », le je se déguisant à en perdre la tête. Et je t’explique et j’en rajoute et encore, des fois que …

Un exemple tout récent, le muguet porte-bonheur on l’a  beaucoup vu, cette année, associé à une coccinelle, bien grosse, bien tachetée, est-ce bien nécessaire ? un porte-bonheur, s’il est efficace, vous fait plaisir. S’il en faut en second c’est qu’ils sont tous les deux dévalués, z’ont trop servi les pauvres ! Comme les cœurs à la St Valentin. Comme l’illustration qui accompagne des textes, souvent rimés, poétiques.

Je disais « visites guidées », introductions à … je pense et je pratique ceci, sauter la préface d’un livre, l’ouvrir, sauter à pieds joints, humer, voir de quoi il retourne, flairer, oui. Les expos, les sites visités avec Maurice (je dis son nom, je le vois, je l’entends parler, pas la peine de préciser qui il est etc) oui, une visite avec lui c’est entrez, regardez, libre champ et il parlera après, les questions les remarques viendront naturellement, variées, traduisant l’attention éveillée chez chacun, jamais d’emphase  souvent une pointe d’humour, notre langage actuel regardant un tableau, une scène d’il y a des siècles, et là on se sent de plain pied avec ces personnages souvent de noir vêtus, allez si on invitait Les trois mousquetaires, qui ont été à l’honneur cette semaine !

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-mousquetaires-44-2014-05-01

Liberté, de regarder, de penser à un truc, un autre, le dire sans avoir peur d’être idiot-e et on s’enrichit de nouvelles connaissances, on pénètre à l’intérieur de mondes lointains ou disparus.

Non, je n’aime pas qu’on mette les points sur les i, qu’on explicite qu’on souligne qu’on encadre, pardon si je le fais en ce moment. Basta ! vive le non-dit, le hors-champ, l’imagination qui s’étale comme une tache d’encre, se faufile joue les nuages !

 

 

Pedro de Alcala

la langue arabe sous plusieurs états.

Pedro de Alcala, c’est la première année du séminaire de David Cohen à l’EPHE, IVe section, escalier E de la Sorbonne, au premier étage, là où, avant la construction de Jussieu, était le laboratoire de Géologie, le nôtre, Zoologie, juste au-dessus. Lieux familiers donc, ce bel escalier à rampe noire, fer forgé, s’élargissant amplement en bas, les portes de bois donnant sur ces deux galeries à grandes dalles et tableaux  honorant le savoir les arts la IIIe et ses nobles aspirations.

On pouvait entrer par la rue des Écoles, quelques marches, déboucher dans un hall calme et désert, toujours des portes, discrètement un ascenseur qui avait dû être ajouté un jour pour MM les Professeurs. Deux escaliers symétriques un vers la Galerie Gerson, l’autre vers … je n’ai pas de nom présent à l’esprit, celui où était logée la salle des thèses, thèses de sciences, la salle elle-même, celle où « le jury se retirait pour délibérer », une antichambre où on refluait en attendant le retour du jury, j’allais dire, de ces MM, mais il pouvait comporter des dames, une dame.

En 1979-80 quand je retrouve l’escalier E, c’est l’EPHE, l’École pratique des Hautes Études, qui est installée là,  et ce sont les séminaires, certains très courus, pas assez de place pour s’asseoir des fois. David Cohen a ses deux séminaires le vendredi, de 14 à 16 heures. Il nous a invités, Omar Bencheikh et moi, à les suivre. Et c’est l’éblouissement.

La salle, joyeuse, les étudiants, de tout âge, chevronnée ou troisième cycle, marocains tunisiens italiens beyrouthins, africains yéménites … tous aussi intéressés par « comment on parle, on parlait on a parlé », et soudain David Cohen était là, on ne l’avait pas vu entrer, le tableau, ses notes au milieu de la grande table en chêne, presque jamais assis, il écrivait et parlait racontait … on était ailleurs au 16e siècle en Espagne, avec Pedro de Alcala qui parlait de la langue arabe, de son enseignement … Un cours sur un cours sur … sur une évangélisation, la Reconquista, les prières chrétiennes le Credo et les mots allaient, en latin en arabe en espagnol, et la craie courait, les exemples, référencés, toujours avec précision, pas « en l’air », rigueur, les cahiers, les feuilles blanches se remplissaient, on écoutait. Une heure était si vite passée, la deuxième s’intéressait à autre chose, il y a tant de langues, l’amharique le tigré le tigrina, langues chamito-sémitiques (Cham, fils de Noé, le maudit) …

Autre séminaire, le lundi treize heures, Jean Margain, qui fut  franciscain. Lui c’était hébreu, araméen … mêmes lieux, il drainait pas mal de monde venu de la Catho rue d’Assas, combien d’années sur la Genèse … et là on apprenait à lire, verset par verset, il lisait le premier, puis l’un de nous à tour de rôle et on reprenait en choeur avant de commenter, expliquer, traduire. Lui aussi c’était le jeu du tableau noir, je l’ai souvent comparé à un terrain de foot, où Jean suivait le ballon, telle voyelle déplacée avalée remplacée … Magique aussi.

Voilà ils nous ont quittés, comme on dit, tous les deux, le croyant l’incroyant, également amoureux des mot et des gens, tolérants, au grand coeur, proches … aimés, comment aurai-il pu en être autrement.

Et il y avait aussi à l’EPHE, un enseignement du berbère, Lionel Galland … Et le sud-arabique d’Antoine Lonnet … et Maxime Rodinson.

Ouverture sur le monde, chance d’avoir pu en être un jour.

http://www.gorgiaspress.com/bookshop/pc-58463-15-alcal-pedro-de-and-paul-de-lagarde-petri-hispani-de-lingua-arabica.aspx

http://www.orient-mediterranee.com/spip.php?article576

le flotoir, de Florence Trocmé

Lecture sur la lecture, autour d’un texte de Thomas Bernhard. Précieuse Florence Trocmé. Voilà, pour ne pas perdre le lien, le meilleur endroit c’est ce blog, n’aurai pas à me rappeler comment ni où je l’ai classé. — Voilà, j’en recopie un morceau et j’aime, j’ai besoin de le lire et relire.

  • http://poezibao.typepad.com/flotoir/2012/12/superpositions.html
  • Un texte d’une bonne page, la moitié pour une citation, que j’ai envie de recopier intégralement, le reste réflexions FT (Florence Trocmé) sur son blog, sa façon de rendre compte de ses lectures.
  • D’une rive l’autrePosted: 31 Dec 2012 12:32 PM PST

    SuperpositionsPosted: 31 Dec 2012 12:30 PM PST

    De la lecture (Thomas Bernhard)
    Magnifique texte de Thomas Bernhard, publié dans une nouvelle traduction de Laurent Margantin sur son site, Œuvres Ouvertes : « de ma vie je n’ai jamais lu un seul livre en entier, ma façon de lire est celle d’un feuilleteur d’un talent supérieur, c’est-à-dire d’un homme qui préfère feuilleter plutôt que lire, qui feuillète donc des douzaines et même des centaines de pages avant d’en lire une seule ; mais quand cet homme lit une page, il la lit bien plus en profondeur qu’aucun autre et avec la plus grande passion de lecture qui se puisse concevoir. Il faut que vous sachiez que je suis davantage feuilleteur que lecteur, et j’aime autant le feuilletage que la lecture, dans ma vie au lieu de lire j’ai feuilleté des millions de fois plus, mais en feuilletant j’ai toujours eu au moins autant de joie et de véritable plaisir intellectuel qu’en lisant. En fin de compte, il est bien mieux de ne lire que trois pages d’un livre de quatre cent pages mille fois plus à fond que le lecteur normal qui lit la totalité du livre, sans lire une seule page à fond, dit-il. Il est mieux de lire douze lignes d’un livre avec une intensité maximale et ainsi de les pénétrer totalement, comme on peut le dire, que de lire le livre entier comme le lecteur normal qui à la fin connaît aussi peu du livre qu’il a lu que le passager d’un avion un paysage qu’il survole. Il ne perçoit même pas les contours. C’est ainsi que tous les gens lisent tout aujourd’hui, en survolant, ils lisent tout et ne connaissent rien. Je rentre dans un livre et m’y installe de tout mon corps, rendez-vous compte, dans une ou deux pages d’un ouvrage philosophique, comme si j’étais en train d’entrer dans un paysage, une nature, un État, un fragment de la Terre si vous voulez, afin de pénétrer totalement et pas à moitié ce fragment, afin de l’explorer et, une fois celui-ci exploré, d’en déduire la totalité avec toute la profondeur dont je dispose. » (source

  • Renverrais bien aussi à Jean-Louis Kuffer qui a fait ce matin un papier sur ses lectures 2012.

https://www.facebook.com/notes/jean-louis-kuffer/une-ann%C3%A9e-de-lecture/10151307267809659

Dosto – pour ceux qui l’aiment

Portrait

Portrait

Dostoevski, Fedor Mikhailovitch tellement plus joli à dire en russe, l’accent sur le  –ev et non en finale comme en français ! Dostoevski, si russe, si tourmenté, tellement chargé de culpabilité, de doutes, d’auto-dénigrement, lapidation, tourments …

L’évènement à Brunoy, Gavarry jouant Le songe d’un homme ridicule, trois jours de suite, dans cette Salle des Jardins devenue familière et lieu de rencontres, je veux dire de rencontres rares, qu’il organise, cette salle qu’ils ont aménagée avec ses amis ses disciples …

Сон смешного человека, le voilà seul en scène devant sa table, le décor : la table, un fauteuil et un lit, un lit d’enfant avec fer forgé, une grand loggia derrière ce lit et dans la loggia dispose elle-même comme un décor, le violoncelliste, deux lucarnes et une porte permettant de retourner en coulisses … sobriété maximum. 

Bouleversant, l’auto-flagellation, l’appel, un texte difficile avec chutes, relevailles, espoirs et rechutes … l’émotion de ce récit, le revolver, la petite fille,  et ce ridicule qui va, revient, se déguise et ressurgit … Combien d’années ? trente cinq ans qu’il a fondé le Théâtre de la Brie, et l’impression qu’il est toujours plus attachant … l’âge moyen des spectateurs est élevé, tous le suivent, quelques nouveaux mais dans l’ensemble c’est intime, on vient comme pour lui autant que pour  l’auteur du texte … on s’y retrouve entre fidèles. Des fidèles, oui c’est ça.

J’oubliais un élément important du décor, ce portrait, et je reviens sur la loggia du violoncelliste,  Ladislav Szathwary, qui était selon les moments invisible ou éclairée, je trouve cette idée de l’arrière-plan géniale, le musicien comme élément du décor ! Pas oublié de lui demander ses coordonnées, son site.

Je n’ai pas pensé à prendre des photos, c’est dommage … mais il y a  un film tourné pendant le spectacle, il sera peut-être accessible un jour.

J’ai trouvé un dessin animé qui date des années 90, un peu chargé.  Et aussi des extraits d’un film français …

 http://teramult.org.ua/mult/1992_ru_son.smeshnogo.cheloveka

http://www.youtube.com/watch?v=3mf1E3QYs2A&feature=plcp   (en italien) ; http://www.youtube.com/watch?v=s3UHpJwekC0&feature=share

http://www.fredjoyeux.fr/cineaste-danimation/film.php?rub=1&fiche=2

http://az.lib.ru/d/dostoewskij_f_m/text_0330.shtml    (lecture en ligne, les classiques russes) ; http://www.bookmate.com/r#d=zMd7ImJ0      (lecture en ligne, double page, caractères plus grands)

Movimento, Antoine Hervé

Chic à Jeanne-Martine Vacher pour Movimento ! Aujourd’hui Antoine Hervé, le grand complice de tsigele, Jean-François Zygel … où l’on découvre, un peu de biographie, un grand oncle nommé Daniel Lesur … je  crois que je vais podcaster l’émission, quel plaisir !

http://www.franceculture.fr/emission-movimento

http://www.franceculture.fr/emission-movimento-movimento-antoine-herve-la-musique-en-general-le-jazz-en-particulier-2012-04-21

 Tant que l’émission du jour n’est pas affichée, un tour chez compèregoogle …

http://www.antoineherve.com/wp/?tag=la-lecon-de-jazz 

et tant de choses.  Dommage, je ne sais pas introduire de musique, sans video, sur ce blog … un jour peut-être …

 

 

rag ta mère, ragtamer … le rag-time ? non

  • En revenant du marché, on me crie de loin, Gilda ! Gilda, rag tamère (traduction par des petits français « d’origine mélangée », comme moi, de l’hébreu hag sameakh, joyeuse fête, autrement dit bonnes Pâques). Je suis aux anges, sourire pour la journée, joie pour un an ! Et vive les parents qui savent donner une belle éducation, gentillesse, attention à l’autre …

   Voilà, les noms des enfants viennent du Mali, comme leur père, ils s’écrivent drôlement et je suis incapable de dire ce qu’ils signifient, chacun, bien qu’on me l’ait dit et écrit … pardon ! Et ils me crient donc tous ensemble « rag ta mère, hag samère … », heureusement j’ai suivi, vendredi, la soirée « le premier jour » de Pâque et je comprends tout de suite qu’ils me le disent en hébreu.

« Le soir de Pâque », on fait la lecture en hébreu mêlé d’araméen, de la Haggadah de Pâque, c’est une grande réunion de famille. Il y a le rituel du plateau qui contient les herbes amères, les douceurs, l’os et aussi un oeuf (là encore mes lacunes ne me permettent pas de donner la signification de chaque élément du plateau, en fait une corbeille recouverte d’un beau linge). Mais hag sameakh, je connais, j’ai suivi des cours d’hébreu, j’en sais encore assez … J’apprends avant-hier que ce hag,  mot hébreu, correspond à l’arabe hadj parce que cette fête fut, un jour, accompagnée d’un pèlerinage. Et voilà, nous étions ce soir-là très « mélangés » aussi, de plusieurs continents ce qui ne gêne en rien la convivialité, au contraire même !

  • Surprise et ravie, je remercie les enfants, et je leur dis, hag sameakh, ça veut dire … Là-dessus, leur mère, toujours bonne pédagogue, lance « et pourquoi on dit ça juste à ce moment de l’année ? »  Pas de réponse, quelqu’un dit c’est Pâques mais aucun des enfants ne sait ce que c’est, famille laïque, le père est un musulman si on en croit son prénom mais pas plus, aucune pratique, la mère est aussi déchristianisée que je suis déjudaïsée … N’empêche, la culture c’est quelque chose et nous voilà partis, en pleine rue, trottoir étroit limité par une barrière, à expliquer, en questionnant, c’est quoi Pâques ?  Gomnikaw propose « oui les cloches mais c’est pas vrai », et j’enchaîne le passage de la Mer qui s’est ouverte pour laisser passer les esclaves fuyant, les maîtres poursuivant mais la mer se referme et ils n’ont pas pu les rattraper. Pas de noyés pas de plaies, pas trop de détails mais j’imagine qu’ils ont dû en reparler, parce que la mer qui s’ouvre …
  • Conclusion de Gnyalica, quatre ans, « c’est quoi rag tamère ? tu nous donneras des bonbons ? »

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Petite doc sur la célébration de la Paque à la mode de Tunis et d’autrefoir, voir le site Harissa : http://www.harissa.com/D_Religion/pessahquelquestraditionsavraham.htm… à qui j’emprunte la photo « simsirinou« .

La prononciation étant ce qu’elle est, on dit et on répète, en versant de l’eau sur les mains de l’officiant, « simsirinou« , personne ne comprend mais on le dit tous, on le chante sans savoir qu’à chaque simsirinou c’est une des plaies qu’on lave … et voilà. Se reporter à des articles mieux documentés, ou à ceux qui mêlent leurs souvenirs à la signification … à l’histoire de la signification, à l’histoire de Nous là-bas …

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Merci à mes petits voisins et à leurs parents …

évasion, évasions ?

Je ne sais pas très bien de quelle sorte d’évasion il s’agit, j’ai utilisé le mot ce matin, dit « un bonjour évasif ».

Si évasion, ce n’est pas celle que vous procurent la lecture, le cinéma des voyages ou petites sorties, tous associés à la distraction, l’entertainment. Non, je veux parler d’une évasion bien plus triste, j’ai l’impression de fiche le camp, de perdre mes capacités, mes « facultés », deviens irascible, ressasse des contrariétés, du genre on me parle mal ou on ne me laisse pas m’exprimer m’expliquer …

Le moral ne va pas ? le physique non plus ? les deux mon général …

Faiblesse, débilité, etc, la gamme mélancolique en ton mineur est passée par là. 

я к вам пишу, чего же боле en remplaçant вам par себе …

molester par des paroles ça existe et ça fait mal

Oui j’en ai à un praticien qui a vraiment outre-outre-outrepassé son temps de parole et quand je dis temps je passe sur beaucoup d’autres paramètres.

Oui il y a des praticiens qui se croient tout permis, qui ignorent ce que leurs paroles peuvent porter de mal … antithèse, on consulte ces personnes à qui – c’est le cas ici – on ne demande rien d’autre qu’une lecture de clichés, pas de diagnostic pas de pronostic surtout ! Et ils s’autorisent la parole définitive mais au nom de qui au nom de quoi ! de leur position sociale dont ils abusent, qu’ils en jouissent matériellement c’est leur affaire mais qu’ils affichent et détruisent !!!

Eh bien voilà je suis en démolition, en ébullition en mauvais état grâce à un de ces personnages. C’est désagréable et je vous demande pardon si j’en parle si j’en blogue, j’en ai gros sur le coeur ! Bien sûr qu’il y a plus grave mais ça me fait penser aux policiers marron qui ne sont moralement pas à la bonne place.

Bonne soirée, essayer de se changer les idées mais ces machins-là ça vous ronge …

le clavecin bien tempéré

J’avais oublié qu’il y a deux cahiers et c’est en lisant un peu Le moulin et la rivière, de Gilles Cantagrel, que m’est venue l’idée de regarder un peu le deuxième cahier … une autre série de préludes et fugues de do majeur à si mineur, même classement, Majeur mineur, de demi-ton en demi-ton. Et là, je m’aperçois que je ne sais plus reconnaître une tonalité, voilà quelques jours déjà que je le savais, « je ne sais plus » c’est contrariant, perte de … donc je m’y remets, compte les bémols, pour les dièzes ça vient plus facilement. Un coup d’oeil, plusieurs fois, sur une feuille de gammes pour m’assurer … J’y ai passé un bon moment hier soir.

Et tout à l’heure, c’est décidé, j’ouvre le cahier 2, premier prélude, do majeur … Gilles Cantagrel souligne les ressemblances, et je m’imaginais qu’il serait aussi facile que son homologue, mais non ! A suivre …

Quel dommage que Claude n’aime pas Bach, ce serait bien de préparer un morceau à jouer … mais bon, c’est déjà si bien d’avoir repris le piano et d’avoir ces petites répètes, les amis musiciens … chic ! Chanceuse, comme disent les québecois !

Et vive Le moulin et la rivière !