Péronnelle – et au masculin ?

Depuis quelques jours, grille d’été et déjà un peu avant, notre chère radio, France Culture nous régale (nous colle oui !) des voix nouvelles, agressives, pressées … ho ! où allons-nous comme ça ? en clair, une voix féminine qui parle de musique, pour moi c’est une sorte de cheftaine ou de moniteur de salle de sports, sèche, sûre de détenir quoi ? la verité ? à d’autres, le rythme le tempo ! merdre ! et qui prétend voilà on vous apporte de la musique sur Culture, et va donc !

A propos de cette personne, que j’ai envie de traiter de péronnelle, pour bien marquer la distance, une petite recherche « dictionnariale » (paf !) mais, pourquoi s’en prendre particulièrement à une femme, l’équivalent hommes existe bien. Mais quel est, quels sont les mots pour le désigner ?

http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/affart.exe?19;s=4061000205;?b=0;

(Je recopie l’article du TLF i)

PÉRONNELLE, subst. fém.
PÉRONNELLE, subst. fém.
Fam., péj. Femme ou jeune fille sotte et bavarde. Dès le second jour, elle l’avait jugée, lorsque cette péronnelle avait osé interrompre d’un «Vous l’avez déjà raconté», le récit de ses concours où se complaisait Fernand (MAURIAC, Génitrix, 1923, p.328). Péronnelle! Petite bécasse (DUHAMEL, Notaire Havre, 1933, p.101).
Prononc. et Orth.: []. Ac. 1694 et 1718: pe-; dep. 1740: pé-. Étymol. et Hist. 1651 perronelle «jeune femme sotte et bavarde» (SCARRON, Virgile travesti, Livre sixième, p.97). Emploi comme nom commun de Perronnelle, nom d’une héroïne d’une chanson célèbre du XVes. qui commençait par: «Av’ous point veu la Perronnelle que les gendarmes ont emmenée?» (Chansons du 15es., éd. G. Paris, p.41) d’où La peronnelle «air sur lequel on danse» (1564, RABELAIS, Cinquiesme Livre, éd. Ch. Marty-Laveaux, chap.33, p.222) et l’expr. chanter la péronnelle «dire des sottises» (1640, OUDIN, Curiositez) qui subsiste dans le Bas Maine au sens de «être gai». Perronnelle est le dimin. de Perronne, fém. de Perron, lui-même dér. de Pierre, ou la var. pop. du prénom Pétronille, b. lat. Petronilla. D’apr. DUPRÉ 1972 la dépréciation du mot est due au fait que Péronnelle était déjà le nom traditionnel de l’épouse acariâtre à l’époque de la chanson, cet usage ayant sans doute son orig. dans les Lamentationes Matheoli (fin XIIIes.) où Mathieu de Boulogne-sur-Mer présente sa femme Péronnelle sous un jour très noir (cf. JEAN LE FÈVRE, Les lamentations de Matheolus, éd. A.-G. Van Hamel, livre deuxième, 4152; livre troisième, 13, etc.) GUIR. Lex. fr. Étymol. obsc. 1982 pense que le maintien du mot a été favorisé par un rapprochement secondaire avec des mots tels que pérorer* (Alençon peroner «pérorer, bavarder», FEW t.8, p.257a), pironnelle «toupie, jeune fille écervelée» (ibid., p.565b). LIVET Molière estime qu’à force d’entendre chanter la Péronnelle, on s’en est lassé et que l’on a fini par appeler péronnelle toute femme ennuyeuse et importune. Fréq. abs. littér.: 32. Bbg. VRBKOVA (V.). La Méthode struct. appl. à l’ét. du ch. conceptuel de la bêtise en fr. du 20es. Ét. rom. Brno. 1977, t.9, p.104.

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