lire de travers …

« Les mères, les filles, les tantes, les sœurs, les nièces ont chacune leurs couleurs : noir, blanc, rouge, bleu, vert, jaune, grenat, violet, mauve. Les prénoms, comme les voyelles, sont des couleurs. » (Sollers, Portraits de femmes, p. 83)

Je lis « couloirs » pour « couleurs » et m’en aperçois seulement la phrase terminée. Une poésie cette phrase mal lue ! Suis déçue après, par la phrase authentique …  J’avais de somptueuses images, couloirs comme de longues écharpes aux couleurs intenses … Couleurs alors ? Je lisais donc les deux mots à la dois ! Polylexie di ou bilexie … Me tromper sciemment ! M’entretenir me complaire, tiens ! dans un glissement des sens … au singulier, glissement distorsion du sens d’un seul mot d’où la phrase tout entière …

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