le flotoir, de Florence Trocmé

Lecture sur la lecture, autour d’un texte de Thomas Bernhard. Précieuse Florence Trocmé. Voilà, pour ne pas perdre le lien, le meilleur endroit c’est ce blog, n’aurai pas à me rappeler comment ni où je l’ai classé. — Voilà, j’en recopie un morceau et j’aime, j’ai besoin de le lire et relire.

  • http://poezibao.typepad.com/flotoir/2012/12/superpositions.html
  • Un texte d’une bonne page, la moitié pour une citation, que j’ai envie de recopier intégralement, le reste réflexions FT (Florence Trocmé) sur son blog, sa façon de rendre compte de ses lectures.
  • D’une rive l’autrePosted: 31 Dec 2012 12:32 PM PST

    SuperpositionsPosted: 31 Dec 2012 12:30 PM PST

    De la lecture (Thomas Bernhard)
    Magnifique texte de Thomas Bernhard, publié dans une nouvelle traduction de Laurent Margantin sur son site, Œuvres Ouvertes : « de ma vie je n’ai jamais lu un seul livre en entier, ma façon de lire est celle d’un feuilleteur d’un talent supérieur, c’est-à-dire d’un homme qui préfère feuilleter plutôt que lire, qui feuillète donc des douzaines et même des centaines de pages avant d’en lire une seule ; mais quand cet homme lit une page, il la lit bien plus en profondeur qu’aucun autre et avec la plus grande passion de lecture qui se puisse concevoir. Il faut que vous sachiez que je suis davantage feuilleteur que lecteur, et j’aime autant le feuilletage que la lecture, dans ma vie au lieu de lire j’ai feuilleté des millions de fois plus, mais en feuilletant j’ai toujours eu au moins autant de joie et de véritable plaisir intellectuel qu’en lisant. En fin de compte, il est bien mieux de ne lire que trois pages d’un livre de quatre cent pages mille fois plus à fond que le lecteur normal qui lit la totalité du livre, sans lire une seule page à fond, dit-il. Il est mieux de lire douze lignes d’un livre avec une intensité maximale et ainsi de les pénétrer totalement, comme on peut le dire, que de lire le livre entier comme le lecteur normal qui à la fin connaît aussi peu du livre qu’il a lu que le passager d’un avion un paysage qu’il survole. Il ne perçoit même pas les contours. C’est ainsi que tous les gens lisent tout aujourd’hui, en survolant, ils lisent tout et ne connaissent rien. Je rentre dans un livre et m’y installe de tout mon corps, rendez-vous compte, dans une ou deux pages d’un ouvrage philosophique, comme si j’étais en train d’entrer dans un paysage, une nature, un État, un fragment de la Terre si vous voulez, afin de pénétrer totalement et pas à moitié ce fragment, afin de l’explorer et, une fois celui-ci exploré, d’en déduire la totalité avec toute la profondeur dont je dispose. » (source

  • Renverrais bien aussi à Jean-Louis Kuffer qui a fait ce matin un papier sur ses lectures 2012.

https://www.facebook.com/notes/jean-louis-kuffer/une-ann%C3%A9e-de-lecture/10151307267809659

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