des livres comme des gourmandises

  • Un peu attristée je me disais il y a quelque temps « je ne lis plus ». Mais non, je lis seulement je lis par bribes,  je parcours Facebook, il m’arrive des textes et je m’en réjouis. Seulement, lire en ligne, sur FB, c’est aussi laisser des commentaires, des comm. , et lire ceux des copains, lecture à va-et vient. Déjà bien différente de celle qu’on pratique, éventuellement un crayon à la main. On ne se concentre pas de la même façon, on parcourt, on réagit on dialogue on cherche à faire comprendre qu’on a bien lu, qu’on apprécie, qu’on « aime » … On est un peu dans une salle où quelqu’un vient de faire une lecture ou un exposé et où on demande le micro, il y aura des interférences, sonores ou autres. Donc, une certaine perte de l’intimité de la lecture solitaire. Et à l’opposé ce plaisir de retrouver d’autres lecteurs, de partager un plaisir d’écoute. Voisinage du concert.
  • Un autre plaisir de ces murs Facebook c’est l’abondance, la richesse de des découvertes, de partages de lectures et c’est un peu à l’infini, on saute d’une page l’autre, de dessins, de visites de galeries de peinture, graphes, collages, fantaisie, qui vous font naviguer loin de vos sentiers …
  • Les sentiers ! voilà !! je viens de suivre des chemins escarpés, marécageux, non fréquentés, ce que je ne saurais faire en vrai, grâce à La scie rêveuse :  http://lasciereveuse.hautetfort.com/about.html  
  • Charles-Albert Cingria, je n’avais jamais entendu parler de ce Charles-Albert et voilà que La scie vient nous offrir (http://lasciereveuse.hautetfort.com/archive/2012/12/07/morceaux-choisis-charles-albert-cingria.html)  un billet enthousiaste, de ceux auxquels on ne résiste pas, vite commander un livre de Charles-Albert, je prends mon petit panier et m’en vais chez Mollat à Bordeaux (éloge de cette librairie en note). Au catalogue, Géographie vraie, un tout petit livre chez Fata Morgana, un livre à découper !! il en existe encore ! Et un voyage inattendu, quatre sangliers un chasseur des mots sur l’attente sur la connaissance du terrain, d’une rivière, du courant, de la ruse et de l’impatience …  Quelques dessins de Jacques Réda et une petite post-face.
  • Avec ce livre, il y en avait un autre, des Vies parallèles de Cendrars et de Cingria, par Bernard Delvaille, que je ne connaissais pas non plus.  Et encore un, de Claude Chambard : Cet être devant soi, et là encore des encres.
  • bonheur des livres papier et aussi, sans exclusive, lecture en ligne (en ligne parce que les téléchargements sont problématiques, le sieur anti-virus et ses comparses faisant la police là-dedans ! passons). Sur publie.net, un jeune auteur, Marie Cosnay !  http://www.publie.net/fr/ebook/9782814596818/a-notre-humanite  …  pas fini mais j’aime cette manière d’écrire qui en dit beaucoup en peu de mots !

Voilà, je me retrouve comme ma mère à la fin de sa vie, une fringale de lecture, souvent une lecture pauvre parce que je suis vite fatiguée et range mon livre ou pique du nez mais ça ne fait rien, ils sont là, ils viennent me chercher me parler m’entourer et je les aime.

Mais j’allais oublier le site de Mollat, pas difficile http://www.mollat.com/

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