Claude au piano

Mercredi, petite réunion musique, un peu comme d’hab mais avec un petit évènement en plus, C « déchiffrant », vingt ans après, un morceau riche en arpèges, accords, grimpettes et descentes en octaves  … Rondo capriccioso op 14 de Mendelssohn.

Pourquoi juste avant-hier et pourquoi Mendelssohn ? Je me suis « amusée » à tenter un déchiffrage, plus que laborieux, les deux premières pages andante mais très difficile pour moi, puis un long presto.

J’ai un faible une tendresse pour Mendelssohn depuis que j’ai lu et tant aimé Mendelssohn est sur le toit, de Jiri Weil (je vérifie le nom, mais oui ! bravo !) C’est un livre que j’ai racheté, en poche le deuxième, au moment de le prêter à Sarah Borzy, qui, scrupuleuse et grande lectrice, me l’a rendu scrupuleusement ! Et cette édition en poche comportait un chapitre qui avait été plus ou moins censure, oublié, omis … et qui se permettait une certaine critique de la Tchéco. En deux mots, la présence de Mendelssohn sur le toit de l’Hôtel de Ville de Prague fait insulte aux nazis qui occupent t il faut absolument le « dégager » avant la visite solennelle de Himmler. Série de quiproquos, comment le reconnaître ? à son nez bien sûr, mais voilà d’autres et pourtant bons aryens, ont aussi le nez busqué. Peinture pleine d’humour de la Prague occupée, des combines etc…

Et donc acheté un gros cahier Mendelssohn, éditions Peters … et ouvert à cette page du Rondo capriccioso … On peut l’écouter en ligne, oui. Mais voilà C qui s’y colle et c’est autrement vivant ! S’est un tout petit peu fait prier, ah oui je l’ai joué mais … Et puis cahier ouvert, il n’a pas résisté, attaque, dès les premiers accords c’est bien et il est dedans, le visage animé, les yeux mangent la page, les mains s’envolent. Plaisir de l’écouter, et ce plaisir est multiplié, amplifié, à le regarder, j’étais à côté tournais les pages et, contrairement à l’impression produite quand il accompagne Colette et qu’il a préparé toutes ses pages côte à côte, pour ne pas avoir à tourner, et, comme il dit, pour jouer sans effort, sans avoir à travailler, là il s’est engagé, une empoignade avec le piano, la partoche, ses mains qui ont perdu leur virtuosité … un bonheur de le regarder et de surveiller la tourne. Je vais réécouter ce Mendelssohn et je suis sûre que l’image de son visage ses mains, lui tout entier, vont accompagner l’écoute …

A la bonne heure ! Et quel contraste entre le personnage un peu blasé qu’il affecte et celui qu’il était à ce moment-là ! vive la musique, c’est tout, et le russe même si Mendelssohn ne l’était pas !

Mendelssohn, Felix – Mendelssohn: Rondò Capriccioso op. 14 in E major MWV U 67 (1828)

http://www.robertoprosseda.com/

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :