Harry Potter ? non, Harry Quebert

Voilà, j’ai lu La vérité sur l’affaire Harry Quebert, j’ai enfin lu ! Parce que, oui, depuis la rentrée, ou l’avant-rentrée, dès le mois d’août, on en parle, on en parle dans des articles de Facebook, sur France Culture, mes sources … Et puisqu’on en parle beaucoup, me voilà rechignant un peu, j’ai tant à lire etc …

Le commande un beau jour, en même temps que le livre d’Echenoz, 14, que je veux lire en priorité, commandés chez Mollat puis oublié, Mollat c’est parfait mais pas très rapide. Je décide donc d’aller acheter Harry Quebert moi-même-en-librairie, pas le commander, voyons ! Et heureusement, je ne suis pas rapide non plus et les jours se passent, les semaines, pas été à Paris, je « phobe » un peu le RER. Bon, si je l’avais acheté en double, j’aurais très bien pu l’offrir, et c’est vrai que c’est un bon livre !

De petites réticences ? oui, « petites » mais vraies … et voilà, vraies, « la vérité », le grand mot est lâché, et c’est par lui que s’ouvre ce livre ! Peut-être un peu trop d’introduction, de préambules, de mises en bouche … Les cent premières pages m’ont été un peu longuettes mais l’intrigue est lancée et on suit, embarqués. Jeu de miroirs, renvois, publicité, angoisses multiples, celle de la page blanche, celle du meurtrier, de sa victime … non, pas trop présente, la victime, elle a un statut d’icône. et ça va se corser, se torsader, les ténèbres bien enténébrées mais aussi on se balade, il nous balade, le narrateur futur auteur, il nous montre l’Amérique, côte Est, l’opinion publique, les mœurs, thé glacé hot-dogs, on est plutôt sobre côté alcool, quelques canettes de bière pas plus. Un « petit » manque, un grand même, mais sans doute voulu, et tout à la fin il nous déclare qu’il part à la recherche, ou à la conquête de l’amour, cet absent-présent dont il aura été question du début à la fin mais toujours en annonçant la couleur, dérision ou utopie, illusion. Non, l’amour n’est pas le sujet du livre, et le titre le dit bien  » La vérité sur …  Et là, oui on en parle, et on le cherche la retourne, la découd, la reconstruit, profondeurs, oubli, « et la mer efface sur le sable » …

Ce que j’ai aimé dans ce livre, la bonne intrigue qui fait cogiter, parler, cacher oublier, mais aussi toutes les citations, « toutes » celles que j’ai saisies et i y en a sans doute pas mal qui m’ont échappé … Un moment il dit qu’il n’y a pas eu de « miracle en Alabama ». Des scènes de  films évoquées directement ou peut-être sans y penser : Jean-Luc Godard « La vie est belle », le Dibboukla Nuit du Chasseur, et aussi un Quasimodo … Citations, clins d’œil au lecteur … et celles qui n’en sont pas mais que je lui ai prêtées, jusqu’au prénom d’Harry automatiquement associé à Potter !

Pour une comme moi qui ne connais pas l’Amérique, il a dû m’échapper mille détails, sur les maisons, le paysage … la couverture du livre évoque les peintures de Hopper, de saison avec l’expo  du Grand Palais …

Plaisir de cette intrigue, de ce sac de nœuds, oui j’ai ouvert le sac par l’autre bout, je me suis emparée des cent dernières pages, innocent ? coupable ?  et puis je suis revenue en arrière, j’aime bien lire un livre par les deux bouts, par le milieu n’importe où et reconstituer après.

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http://www.lagedhomme.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=978-2-87706-816-1&type=67&code_lg=lg_fr&num=0

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