« L’enfant du peuple ancien », un roman captivant

Captivant ce roman qui parle de prisonniers, de déportation en Nouvelle-Calédonie après la Commune, après des rébellions dans l’Algérie nouvellement conquise et de trafics très louches.

Les trafics d’organes on en parle depuis une quinzaine d’années, depuis le grand essor des greffes. Dans l’Enfant du peuple ancien les trafiquants chassent les aborigènes comme ils ont chassé les animaux, les bois précieux. Le mépris la cruauté l’énorme vulgarité des chasseurs affirmant que ceux qu’ils chassent là ne sont pas des êtres humains mais des bêtes et le tour est joué. A l’opposé, en contrepoint, ce que ressentent les prisonniers, leur passé esquissé, les terribles châtements infligés aux bagnards.

L’histoire est menée vivement, on pense à l’Ile au trésor, piraterie, abordages, barils de rhum, exotisme mais réflexion politique sur les victimes de ce commerce, la chasse à l’enfant pour en tirer beaucoup d’argent.  

– C’est un livre acheté lors d’un des salons de Maghreb des livres, à l’Hôtel de Ville de Paris, il y a plusieurs années. Je l’avais oublié après avoir essayé d’en lire quelques pages. Une fois de plus comme on peut se tromper, laisser tomber une lecture mal engagée.  Après ça il faut un peu un hasard, ou d’autres lectures ou oui, ce hasard qui n’en est pas un et qui vous fait reprendre et découvrir avec étonnement puis ne plus quitter le livre avant la fin de l’aventure, sonné, écoeuré par les abominations servies chaud.

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