une vieille …

 

Ces jours-ci voilà que je rêve de ma mère … après combien d’années ? et de plus en plus je me trouve des points, des traits communs avec elle, visage, allure mais aussi petits travers ou force énergie … soif de vivre. Et le point de rencontre, LE, formé, forgé, à combien de générations remonter ? « apprendre », « apprendre à lire », c’est une fringale et même si, même quand les moyens se mettent à flancher, la mémoire récente est réticente, oui ti ti ouistiti …

REbelle la mémoire mais non, on la croit toujours pleine et entière, et du coup je laisse ce RE écrit en majuscules, la voilà belle à nouveau, je n’en doute pas, ne croirai jamais qu’elle me fait défaut ! « froid moi jamais » oui j’ai froid et oui j’oublie mais comme je ne sais pas ou plus que j’ai oublié, tranquille … « comme Baptiste » (elle aimait bien dire ça).

Apprendre apprendre, des langues, les langues, comme elle m’avait agacée ma petite mère quand elle avait voulu apprendre le russe parce que je baignais dedans, parce qu’elle voulair partout me suivre et probablement m’escorter, pas laisser partir « toute seule comme une grande » et que là j’étais bel et bien partie sans elle, alors cette petite ruse innocente, maternelle … que j’ai vue à l’oeuvre ailleurs, ces petites ruses naïves et qui sont attendrissantes ou agaçantes selon … qu’on est acteur actrice, spectatrice ou etc.

Et moi qui moi qui ne m’en sors pas avec l’arabe, j’invoque le statut de faux débutant, j’impute à la paresse … un coup je me force je m’efforce et ça semble aller mais dès que quelqes jours je ne suis pas au rendez-vous de ce petit effort continu, plouf patatras, l’inertie triomphe, envahit, efface bien soigneusement …

Depuis deux ou trois jours je revois mon ambition à la baisse (j’espérais pouvoir lire les textes arabes sur FB mais … ben non je n’y arrive pas et je n’ai plus le courage de soulever mes petites montagnes, de mettre en route mon apprenette, c’est comme ça …). Alors, alors, le recours c’est la découverte de Textes en arabe maghrébin, Maisonneuve et Larose 1977, les prendre au début, lire du dialectal tranquille, repérer la façon de l’écrire et essayer de ne pas viser plus haut, trop haut … On verra.

Et donc une vieille, la vieille dame indigne, voyons si elle saura se faire à son statut …

Et, parler d’une vieille, de la vieille, me renvoie à une chanson d’OKOUDJAVA

Булат Окуджава

Hm       Em     F#7      Hm
Девочка плачет: шарик улетел.
Em   F#7        Hm
Ее утешают, а шарик летит.

Девушка плачет: жениха все нет.
Ее утешают, а шарик летит.

Женщина плачет: муж ушел к другой.
Ее утешают, а шарик летит.

Плачет старушка: мало пожила…
А шарик вернулся, а он голубой.

1957

La jeune fille pleure, elle n’a pas encore de fiancé. On la console et le ballon vole.

La femme pleure : son maari est parti avec une autre. On la console et le ballon vole.

Pleure une vieille : elle a peu vécu … Mais le ballon revient, et il est bleu.

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