petit pèlerinage riche

  • Jour de fête

    Tati - Jour de Fête

     

    … le hasard a voulu que je me promène autour de la Pagode (rue de Babylone des fois qu’on ne saurait pas) … mon ancien quartier – il y a bien longtemps. Et là a fleuri, elle a trente ans déjà une boutique vouée aux affiches, aux originaux d’affiches de films. J’avais un moment à tuer mais pourquoi dire tuer le temps, au contraire on l’embrasse certaines fois et aujourd’hui c’était le cas.

  • La boutique est peinte en rouge, deux grandes vitrines, de ces endroits où on a envie d’entrer pour respirer humer
  • Un grand type sur une échelle ou un escabeau, en train de prendre des photos, des photos de ses affiches … mise en abyme … Il me demande s’il peut me renseigner, oui sur l’éventail du prix des affiches … laquelle ? et celle qui était devant moi, magnifique, c’était Jour de fête, un Tati longiligne, à rester bouche bée … « trois mille euros », bon c’est pas pour moi je crois que je vais vous acheter quelques cartes postales, mais est-ce que je peux le prendre en photo ? bien sûr, l’iPhone réclame de la lumière, il éclaire, je la tiens, gratitude.
  • puis on bavarde un peu, la boutique n’est pas immense mais j’en ai plein la vue tout ensemble ce qui est là, les souvenirs de la Pagode, j’annonce « c’était mon cinéma de quartier » et c’était vrai, dix ans de Pagode, de Studio Bertrand, d’Ursulines et de Champo bien sûr …
  • d’autres affiches ? puisqu’on a parlé prix, on poursuit, le gars est très sympathique :
  •        la Règle du jeu ? introuvable
  •        d’autres Renoir ? Nana 1924 ! oui elle est là dans l’arrière boutique ! le choc ! la Chienne ? non, le Crime de Monsieur Lange  ? je ne sais plus ce qu’il m’a répondu … mais les Renoir, les Renoir noir et blanc, des sommets, il a vendu un Boudu, je ne sais plus si c’est huit ou dix mille euros, cash sans hésiter …
  • je choisis des cartes postales à un euro, ça va … Pierrot le Fou, les actualités Pathé et une troisième … Le Bal, d’Ettore Scola (j’avais d’abord vu la pièce jouée par la troupe du Campagnol, à Corbeil Essonnes), trois euros « je vous en offre une », bon, tout en haut du présentoir Espoir, trop haut pour moi, je dois lui demander de quitter son escabeau, no problem, puis décidément il est sympa là-haut en train de prendre ses photos je lui dis que je le regarde regarder et que ça me plaît. « Au final » comme disait Chimo, un copain valencien, c’est deux cartes qu’il m’offre « à ce prix-là je reviendrai », et on bavarde encore un peu Renoir, j’ai en tête un Madame Bovary franco-italien, qui n’a pas été achevé parce que c’était la guerre – Non, sorti en 1933 .. Ah mais il y a bien eu … Et il se rappelle oui, un opéra, Tosca ? Puis on parle programmes de la Pagode, et en ce moment un film iranien, le réalisateur est en prison « ils sont tous en prison » …
  • J’ai eu le temps de remonter (quelques mètres; le trottoir d’en face) jusqu’à la Pagode, le film c’est  Une Séparation,   d’Asghar Farhadi.
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