Langue sacrée, langue parlée

Regardé ce soir le second film de la trilogie : langue sacrée, langue parlée.  Et j’ai été frappée par le paysage des travellings qui séparent les interventions : au début c’est une terre, collines, oliviers, une route étroite … Nurith Aviv ne parle pas du tout d’une terre sans hommes. L’impression que j’ai eue c’est que, à mesure que le paysage s’étoffait, apparition d’une ligne horizontale, est-ce un fil téléphonique ? puis plusieurs, ténues puis progressivement mouvement, véhicules, routes … à mesure de cette mise en mouvement la langue parlée devenait elle aussi plus riche plus complexe …

C’est peut-être ce qu’elle a voulu exprimer par cette densification « géographique », le mot apparaît d’ailleurs chez l’un des intervenants (une femme). Au début il n’est question que de laïcité, puis entrent des sensations des inhibitions liées au caractère sacré de la langue priée …

Trop riche pour en parler après une seule vision … comme toute cette trilogie … A plus tard mais d’abord mon admirations pour ce travail cette interrogation selon des plans des états des niveaux des distances prises aussi  … importance de la poésie.

Encore une émission de haut vol, les profondeurs de la langue, « la langue maternelle » comment la définissez-vous demande Nurit Aviv … la classe !

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