à lire …

Bibliographie :

Franco Rizzi, L’Islam et l’Occident, Conversation autour de quelques lieux communs, traduit de l’italien par Françoise-Marie Babinet, Sindbad/ Actes Sud, 2012   

 Franco Rizzi était l’invité dAbdelwahab Meddeb hier, 25 mai … Le réécouter déjà et peut-être le lire pour pouvoir discuter … il y a tant de notions, tant de gesticulations autour de bonne foi mauvaise foi dans cette histoire, qui n’est pas finie, la décolonisation a officiellement cinquante ans  mais …

Cultures d’Islam, France Culture http://www.franceculture.fr/emission-cultures-d-islam-le-contentieux-entre-islam-et-occident-2012-05-25

mon herbier, vieille histoire

chardon, image flore en ligne …

http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-les-plantes-plaisir-2012-05-19

Ce matin un Terre à terre comme on les aime, constructif, abordable, pas pleurnichard, plus ou moins autour d’un herbier. Et je me rappelle cet herbier, important, que j’ai fait entre  1950 et 53-54. Important pour moi,  par le temps que j’y ai passé, l’émerveillement  à voir sécher ces plantes, entre des feuilles de journaux, changées tous les jours au début, période de séchage, puis moins souvent jusqu’au jour où elles passaient dans des double-pages, des sous-chemises en papier beige ou vert clair, il n’y avait pas ces couleurs vives du plastique ! Je notais tout, la date et le lieu de récolte,  le nom de la plante une fois déterminée (d’après la Petite flore de Bonnier, son Atlas mal imprimé mais où on pouvait se fier à l’allure générale de la plante). Je me souviens de la petite table que l’herbier occupait dans la chambre de bonne au sixième étage, bien ensoleillée, claire.

http://www.priceminister.com/offer/buy/2107484/Bonnier-Gaston-Flore-Complete-Portative-De-La-France-De-La-Suisse-Et-De-La-Belgique-Livre.html

Cet herbier, “important” en volume, les chemises (une par famille ou davantage) contenant les sous-chemises, une par espèce, un seul échantillon)  occupait pas loin d’un mètre de hauteur … je l’ai transporté de déménagement en déménagement, puis j’ai dû le réduire à mesure qu’apparaissaient de petits mangeurs d’herbes, issus des graines ?? ou de ?? et peu à peu il s’est réduit à quelques plantes très précieuses puis à rien du tout. Reste ce souvenir, le temps que …

Et que trouve-t-on sur le net ? voici quelques liens, réjouissants : d’abord ce chardon provenant de http://www.tela-botanica.org/page:cel_galerie 

et ces sites :

http://www.floredorsay.u-psud.fr/flore_web/

http://www.tela-botanica.org/page:herbiers

http://www.tela-botanica.org/page:liste_projets?id_projet=3
http://www.tela-botanica.org/actu/article4540.html

“L’enfant du peuple ancien”, un roman captivant

Captivant ce roman qui parle de prisonniers, de déportation en Nouvelle-Calédonie après la Commune, après des rébellions dans l’Algérie nouvellement conquise et de trafics très louches.

Les trafics d’organes on en parle depuis une quinzaine d’années, depuis le grand essor des greffes. Dans l’Enfant du peuple ancien les trafiquants chassent les aborigènes comme ils ont chassé les animaux, les bois précieux. Le mépris la cruauté l’énorme vulgarité des chasseurs affirmant que ceux qu’ils chassent là ne sont pas des êtres humains mais des bêtes et le tour est joué. A l’opposé, en contrepoint, ce que ressentent les prisonniers, leur passé esquissé, les terribles châtements infligés aux bagnards.

L’histoire est menée vivement, on pense à l’Ile au trésor, piraterie, abordages, barils de rhum, exotisme mais réflexion politique sur les victimes de ce commerce, la chasse à l’enfant pour en tirer beaucoup d’argent.  

- C’est un livre acheté lors d’un des salons de Maghreb des livres, à l’Hôtel de Ville de Paris, il y a plusieurs années. Je l’avais oublié après avoir essayé d’en lire quelques pages. Une fois de plus comme on peut se tromper, laisser tomber une lecture mal engagée.  Après ça il faut un peu un hasard, ou d’autres lectures ou oui, ce hasard qui n’en est pas un et qui vous fait reprendre et découvrir avec étonnement puis ne plus quitter le livre avant la fin de l’aventure, sonné, écoeuré par les abominations servies chaud.

Antilles _ jazz_Schwarz-Bart

 

theatre yiddish, luftteater

personnages sholem aleykhem

http://lufteater.free.fr/Contes.htm 

http://www.dailymotion.com/video/x830tf_interview-d-edouard-glissant-et-pat_news

http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie

http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-la-grande-table-2eme-partie-2012-04-26#.T5qBvzbN-68.facebook

Jazz, mélange des musiques, des origines, des descendants d’esclaves, de persécutés, de  révoltés, de sciences po et de saxo … Tiens, ça tombe bien quand je lis Glissant, un colloque à Tunis en 2008, langues, minorités, superposition de langues, de croyances, vagues de peuplement,  créolité, créolisation …

  • Rencontre musicale autour du jazz

Jacques SCHWARZ-BART, saxophoniste, compositeur, arrangeur, pour son album The Art of dreaming  (Aztec Musique)

Guillaume PERRET, saxophoniste, benjamin du jazz, mêlant funk et métal, pour son album Guillaume Perret and Electric Epic (Tzadik/Orkhestra)

  • J’aime ces rencontres, ce couple André et Simone Schawarz-Bart, lui son Goncourt 1960 pour Le dernier des Justes, elle son Plat de port aux bananes vertes, au titre tellement exotique, ces bananes vertes – je ne l’ai pas lu, oublié. Et je n’ai guère lu les auteurs antillais, Maryse Condé, Chamoiseau …  On les “connaît” par les media, radio, entretiens Fr Culture mais les lire, le vrai contact ! Voilà, grâce à Carnets nomades je suis tombée dedans, in a Shmaltsgrob אין א שמאלץ גראב (un sillon de crème, un filon de vie douillette, tranquille, roborative, qu’elle est parlante cette expression, vive le yiddish ! Une illustration pour “yiddish” ? pourquoi pas le site de la MCY http://yiddishparis.com/english/tag/mcy-recommends/ 
  • oui, vive le mélange les échanges … à bientôt

ma langue paternelle

http://www.franceculture.fr/oeuvre-une-langue-venue-d-ailleurs-de-akira-mizubayashi

“Une langue venue d’ailleurs”

Une merveille d’émission, Tire ta langue, aujourd’hui, le 6 mai 2012. Akira Mizubayashi, un octosyllabe qu’Antoine Perrault associe à un vers d’Aragon,

 Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

un vers une chanson, belle, célèbre, Léo Ferré, Léotard Philippe, les Léo … Et un livre à lire, cette histoire de langue me touche  particulièrement.

http://www.franceculture.fr/personne-akira-mizubayashi

 http://www.franceculture.fr/emission-affinites-electives-akira-mizubayashi-2011-04-23.html

Articles, critiques, vidéos … mais pas moyen d’insérer une vidéo, pourquoi ?

http://laquinzaine.wordpress.com/2011/03/19/akira-mizubayashi-une-langue-venue-dailleurs/

 

 http://www.dailymotion.com/video/xhupl2_akira-mizubayashi-une-langue-venue-d-ailleurs_news

Et vive la commande en ligne, même le dimanche !

 

Ecole primaire, à Tunis années 30

Tunis

Ecole de l'Alliance, rue Malta sghira

Ma première maîtresse (à Tunis et de mon temps on ne disait pas instit’) s’appelait Mme Habib et c’était à l’école de garçons de la rue Malta-Srira (orthographe d’alors, je parle de 1934) – école de garçons où nous devions être trois filles en primaire, mes cousines et moi, trois petites Nataf et nous devions ce “privilège” au fait que ma mère y enseignait aux “grands” du cours complémentaire … elle avait des élèves bien plus grands qu’elle, et jusqu’à 48 élèves en 3e …
Le deuxième maître c’était Auguste Sitbon, en 10e et cette année-là le roi d’Angleterre est mort et on a eu un jour de congé !! Entente cordiale !
Le troisième c’était Donio, un sportif qui nous avait parlé de Joinville et enseigné une chanson, la Joinvillaise, en l’honneur du sport !
Et enfin la quatrième année … mais là je m’aperçois que j’en ai perdu un en route : le quatrième aurait dû être Monsieur Tadjouri, qui préparait au certificat d’études et donnait beaucoup de devoirs à faire à la maison, et ma chère mère a décidé que j’irais en sixième au lycée, et m’a rapatriée chez Donio où on n’avait pas tout ce travail … c’est le seul dont je voie bien le visage là, tout de suite … Très gentil, généreux … plutôt copain avec les élèves …

Ne pas oublier l’alignement impeccable en rangs par deux quand la cloche de huit heures sonnait et le Directeur ventripotent et digne qui passait en revue ces rangs, les élèves devaient présenter des mains propres et un mouchoir, propre bien sûr … Le sonneur de cloche et concierge était un sicilien moustachu (Grazini ?). Le Directeur dont nous aimions bien nous moquer avait quelquq chose du Duce, c’est dire ! le maintien, le menton …

J’ajoute, avril 2012, que les taux de réussite aux examens, tant au certificat d’études qu’au BE, brevet élémentaire, étaient très très élevés, et grand le respect des élèves envers leurs instituteurs. Chère Alliance !

widget_chat noir

samedi 28 avril 2012

fait apparaître le chat noir quand on le place dans le code d’un document DW … Mais il n’apparaît que si on “autorise le contenu bloqué” “on” étant Explorer.

  • WordPress en fr    …  http://www.wordpress-fr.net/plugins/ …

    Sécurité et plugins

    WordPress est un logiciel bien sécurisé. La plupart des hacks proviennent en réalité de plugin mal codés, ou pas maintenus à jour. Aussi il est recommandé, pour les plugins gratuits, de ne les prendre que sur wordpress.org, qui effectue des revue de qualité.

Zio Léon

zio Léon Zio Léon

bon vivant, beau-parleur, élégant “sapé”, et gourmand, ça va bien ensemble,

un visage expressif, la voix les intonations …

Bon vivant et gourmand, il avait forcément du ventre et pour le faire rentrer il avait une large ceinture de tissu rouge, celle des zouaves ? ou des spahis, je ne sais pas, mais il aimait à s’y enrouler, serré. C’était tout un cérémonial, quelqu’un, une de ses filles sans doute, avait l’honneur de tenir le rouleau formé par la ceinture, lui il l’installait autour de la taille et il commençait à tourner, à l’autre bout il fallait résister pour que la ceinture reste bien tendue, et il tournait, les épaisseurs s’ajoutaient, jusqu’à épuisement du rouleau, quelle pouvait être sa longueur ?

Toujours parfumé mais je ne me souviens pas du parfum, les noms éaient différents et le parfum lui-même, je dirais une bonne eau de Cologne … Et, un autre point qui lui importait, ses pieds, là c’était un service rétribué, les neveux, Jojo et Maxou, ou Nasser lui massaient les pieds après le bain (de pieds) et là encore tchatche, exclamations, bien-être.

Fin prêt il se rendait à son bureau, dans l’immeuble, au premier et dernier étage, comme les deux appartements, au-dessus de l’école. La porte du bureau portait une plaque, il me semble qu’elle était ovale, juste son nom ou bien Bureau je ne sais plus. Il recevait, traitait des affaires, agence immobilière.

Le quartier était très animé, commerçant, avec une pâtisserie renommée, Garza, où le cher oncle avait un compte et où, quand ses analyses de sucre, on ne disait pas sa glycémie, étaient à surveiller, il invitait et se régalait à voir quelqu’un d’autre choisir, savourer …

Il a perdu son ventre, renoncé à ses costumes blancs, pendant les six mois d’occupation, où il est venu “comme tout le monde” à la ferme, à Beaulieu et a participé joyeusement aux travaux, retourner le fumier, il s’exclamait et faisait admirer sa ligne retrouvée !

Movimento, Antoine Hervé

Chic à Jeanne-Martine Vacher pour Movimento ! Aujourd’hui Antoine Hervé, le grand complice de tsigele, Jean-François Zygel … où l’on découvre, un peu de biographie, un grand oncle nommé Daniel Lesur … je  crois que je vais podcaster l’émission, quel plaisir !

http://www.franceculture.fr/emission-movimento

http://www.franceculture.fr/emission-movimento-movimento-antoine-herve-la-musique-en-general-le-jazz-en-particulier-2012-04-21

 Tant que l’émission du jour n’est pas affichée, un tour chez compèregoogle …

http://www.antoineherve.com/wp/?tag=la-lecon-de-jazz 

et tant de choses.  Dommage, je ne sais pas introduire de musique, sans video, sur ce blog … un jour peut-être …

 

 

dur, ces choses qui vous reviennent

Ce mot “mort” (il est mort … NON !) Je l’ai reçu, encaissé oui comme un boxeur un coup de poing … dans une inquiétude, cet état de semi-éveil demi-sommeil qui précède le réveil … C’était hier matin, dimanche. La veille, après-midi schubertien (les Winterreise) chez Cl .,  en bavardant après la partie concert, j’ai dit rapidement “mon fils est décédé”, après avoir parlé de notre chorale des années 70 … évoqué chef, retrouvailles …  Parlé aussi de Vine, de ces progrès récents cette lutte où elle regagne de la mobilité la marche ! hier une marche à franchir, passer d’une pièce à une autre … (vidéo) http://www.youtube.com/watch?v=CF9WmVHnx1M&context=C4d11ab9ADvjVQa1PpcFPkd3xj9eBxhiyMmU0S7fRFJW9TdKao3n0=

Mais ce rêve, ce rêve à demi  temps réel à demi temps inventé, une situation qui n’a pas existé, pas été mais avec une ressemblance, le conflit ou la crainte d’un degré de plus de conflictualité … Oui, je crois que c’est cette appréhension qui me gêne, qui m’habite. Est-ce la peur de ne pas pouvoir faire face, tenir le coup, quel coup quel coût ? Dans ce rêve il a été question d’un paiement à l’EDF ou à un organisme qui vous envoie facture ou avis de paiement, impôts … et on ne discute pas (participation frais maison de retraite ?? vieille histoire mais qui m’a coûté, dans tous les sens du mot). Unconflit peut en cacher un autre. Possible.

Et un conflit déclaré, ouvert, peut aussi, bien évidemment, être distordu, il y a des arrière-plans, on ne sait pas dire … plusieurs choses, soit : répondre, arguer, résoudre ou pas la question qui accroche, le prétexte … soit en quoi la demande, venue de l’extérieur (somme à payer par exemple) ou de l’entente-mésentente entre toi et moi, lui et moi, moi et lui ou elle, l’idée qu’il/elle se fait de moi et “m’impose” (là il y aurait à creuser, qui m’impose et quoi ?)

Le “conflit”, l’urgence peuvent avoir été résolus, réglés, il n’en reste pas moins … un Etat de conflit, un affrontement peut-être un jour et l’idée du “tout sauf ça”, éviter à tout prix … Et cette tension demeure, refoulée sans doute mais elle peut ressurgir, revenir … [resurgir ou ressurgir, les deux graphies sont présentes dans le TLF i]. L’apaisement est venu, dessus l’oubli ou ce qu’on croyait être l’oubli jusqu’au moment où, paf ! revoilà ce cauchemar, ce moment embarrassant embarrassé où on n’a pas su comment faire … l’oubli est un cautère.  Il y a sans doute d’autres facteurs, que je n’ai pas en ligne de mire au moment où j’écris.

Conflit ? mais oui il y a eu il y aurait il y aura sans doute. Et même si un jour, si des fois de multiples fois on s’est trouvé dans la situation de ne pas pouvoir expliquer, s’expliquer avec celui d’en face, avec soi, toi-même, ce serait bien d’y arriver … “une fois” … Savoir où et pourquoi ça faisait mal. C’était à mon histoire, à celle que je me raconte, me suis racontée ou laissé raconter …

Mais le moment crucial, la solution, ne pas savoir, écarter le poids du conflit, écarter l’autre, avec qui conflit, et ce sera un dénouement, un désétranglement … tu me pèses tu m’étouffes je te mets dehors, je me place hors de ton champ d’action, refuge, exil, tout ça ressemble à cette politique facebookienne de “desamistad”, tu me déranges trop, je te vire tu me bloques et chacun vit dans sa sphère d’illusions sans à-coups.

“Strange”, étrange étranger … Hier matin pour la première fois ces mots “il est mort” ! et l’étonnement, l’impuissance, il fallait l’accepter … il n’y avait plus de conflit plus d’espoirs possibles. Très dur. Un conflit ça prend de la place, du volume, mais il y a tout autre chose, tant de choses des sentiments des regards, une voix, des souvenirs … il y a la peur d’avoir déçu et là tout est trop tard. D’avoir ébranlé, fait mal plus que n’aurions, n’aurais voulu. Pas de retour pas de baume sinon en embaumant “ceux qui pieusement …” (ou pas).

 

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